Hausse des prix des carburants: Moetai Brotherson tente de se justifier
Dans un post publié sur les réseaux sociaux, façon Donal Trump, le président du Pays confirme ce lundi matin (seulement) la décision inéluctable d’augmenter de 10 Fcfp le litre des carburants à la pompe afin d’atténuer la pression existante sur le FRPH.
Et d’expliquer tout d’abord que: « Gouverner, c’est décider. Mais décider, ça se fait dans les règles ». Sauf que lui agit sans prévenir à l’avance…Les Polynésiens auraient été « heureux » d’apprendre vendredi que les prix augmentaient lundi, non ? C’est ce qui se faisait avant !
Avant de poursuivre: « Certains (ndlr: certais médias) annoncent depuis hier une hausse du carburant « déjà actée » depuis mercredi. Elle ne l’était pas. Dans notre Pays, les décisions comme celles-ci se débattent et se tranchent en Conseil des ministres. Elles ne se prennent pas en coulisses, ni dans les médias. »
C’est donc ce qui a été fait ce lundi matin, en séance extraordinaire où « la décision difficile, mais responsable et nécessaire », a été prise d’augmenter le coût des carburants à la pompe de +10 F CFP/litre.
Le président rappelle sa stratégie: « Depuis le début de la crise au Moyen-Orient, le Pays a fait bloc pour protéger les Polynésiens. 3,5 milliards de F CFP ont été injectés dans le Fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH) et 3,8 milliards de F CFP de taxes sur ces mêmes hydrocarbures ont été suspendues jusqu’à la fin de l’année. C’est donc plus de 7 milliards de F CFP qui ont été investis pour amortir le choc, pendant que d’autres Pays subissaient des hausses de plein fouet. » Et pour cause, le Pays misait sur une crise de courte durée. Or, celle-ci est loi d’être terminée…
En conclusion, Moetai Brotherson y va de la tirade habituelle à sa gloire: « Mais gouverner, ce n’est pas seulement faire plaisir aujourd’hui. C’est aussi préparer demain. Un FRPH vide, c’est un Pays désarmé et des Polynésiens sans protection face à la prochaine crise. La facilité aurait été de ne rien faire et de laisser le problème aux suivants. Ce n’est pas ma conception de la responsabilité. La responsabilité, c’est aussi la manière d’appliquer ces décisions. C’est éviter le désordre que pourrait provoquer la ruée vers les stations et éviter, parfois, des pénuries qui viendraient aggraver la situation. »
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