Collectif n°3: cinquante-trois nouveaux postes créés dans l’administration
Reprise, mardi après-midi, de l’examen du collectif budgétaire n°3 à l’assemblée de la Polynésie française où les représentants ont débattu article par article avec à la clé, une floppée d’amendements.
Après la validation des recettes de fonctionnement qui, généralement, ne posent aucune difficulté, la première « bataille législative » a été livrée sur l’article 3 qui pose les bases des créations et suppressions d’emplois dans l’administration. Il ressort du document gouvernemental, en effet, la création de 391 emplois pour 338 autres qui vont être supprimés. Soit, un écart de 53 créations nouvelles dont 42 ont un impact financier sur ce collectif à hauteur de 189 millions de Fcfp.
Interpellée sur le sujet, la ministre de l’Emploi et de la Fonction publique, Vannina Crolas, a indiqué qu’un tel arbitrage avait été réalisé en interministérialité après avoir pris l’attache de l’ensemble des services du Pays. Une réponse qui n’a pas été du goût de la représentante Nicole Sanquer (AHIP) à l’origine d’un amendement visant à remettre en cause le déploiement de ces nouveaux personnels. Elle a également réclamé de plus amples informations sur l’embauche d’agents de catégorie D (60 au total) et leur lieu d’affectation, avant d’affirmer que « le stylo magique (ndlr: du président), ça existe toujours! » alors même que ce dernier affirmait quelques jours plus tôt en commission législative être fier d’avoir mis un terme aux recrutements politiques.
Une heure durant sur ce seul article 3, la ministre Crolas n’a pas pu faire autrement que de déployer un trésor de patience pour répondre à toutes les questions. Tout en mesurant la difficulté d’un gouvernement qui n’a plus de majorité et qui, dorénavant, doit composer avec les partis d’opposition. Grâce à quoi les élus ont pu obtenir la liste des services bénéficiaires de ces recrutements, à savoir: l’Arass, le Smur du Sud, la Délégation au développement des communes, la DPDJ, la direction du travail, celle des Enseignements (DGEE) et autres. Avec ces nouveaux recrutements, la masse salariale du Pays devrait avoisiner les 33 milliards 500 millions à la fin de l’année.
Finalement, après tous les éclairages apportés, l’élue de A Here Ia Porinetia a retiré sa proposition d’amendement et l’article 3 du projet de délibération a été adopté à l’unanimité.
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