9 décembre 2022

Conditions de vie du 3ème âge: le gouvernement y travaille

En réponse à une question orale posée ce matin à l’assemblée de la Polynésie française par la représentante Nicole Bouteau, la ministre du Travail et des Solidarités, Virginie Bruant, a dévoilé quelques-unes des pistes à l’étude afin d’améliorer les conditions de vie des personnes du 3ème âge. Extraits de son intervention.

Et d’annoncer d’emblée, devant la représentation territoriale, « Il y a aura dans le projet de budget 2023 qui sera présenté prochainement à l’Assemblée, une expression budgétaire des choix politiques du gouvernement en matière de troisième âge, de prise en charge de la dépendance, et de l’adéquation de l’offre des services publics et de la solidarité avec cette évolution forte et de la démographie et des modes de vies qui entraine l’isolement grandissant de nos matahiapo. »

Sur le plan strictement médical et plus particulièrement hospitalier, le projet du nouveau SOS (Schéma d’organisation Sanitaire) 2022-2027, qui passe en CIM mardi 18/10, propose d’acter que les établissements hospitaliers de la Polynésie française développent un secteur gériatrie.

Rappelons à toutes fins utiles que la part des personnes âgées (matahiapo) de 60 ans ou plus augmente considérablement en Polynésie française. En 2017, elle représentait 12 % de la population contre 9 % en 2007, soit 34 100 personnes en 2017, contre 22 700 personnes en 2007 et 9 800 en 1988. Aujourd’hui, plus d’un tiers des matahiapo vivent en cohabitation dans une famille élargie. Il est de fait, plus qu’impératif de nous en préoccuper dès aujourd’hui.

La ministre a ensuite présenté les différents axes de son action en la matière. Equilibrer deux approches qui doivent être complémentaires et anticipées tant les investissements publics ou privés sont importants : le maintien à domicile d’une part et l’accueil en structure spécialisée d’autre part. Le financement privé/public doit obéir à des règles strictes en matière de construction comme de fonctionnement ou de sécurité sanitaire des pensionnaires comme des personnels. Tout en précisant: « Nous élaborerons des systèmes d’incitation pour l’investissement dans ce genre de structures. Nous étudions en ce moment même les démarches effectuées en métropole, et plus près de nous en Nouvelle Calédonie. Certes, la Polynésie française est un champ de prospection pour des acteurs du secteur. L’expérience nous impose d’être exigeants ».

326 Aidant feti’i déjà en fonction

Mais, c’est certain, l’investissement dans le secteur de la dépendance et du 3ème âge constitue un enjeu économique et social au moins aussi important que des secteurs actuellement accessibles aux procédures de défiscalisation. En fonction effectivement des analyses du schéma directeur, des dispositifs nouveaux seront élaborés et proposés. D’ores et déjà, un texte est en préparation pour définir le cadre et la reconnaissance des établissements médico-sociaux spécialisés dont font partie les EHPAD. Ce n’est pas l’heure de fixer les objectifs chiffrés (nombre de chambres et de logements) ni les lieux, les implantations….

En matière d’aides, le gouvernement entend naturellement soutenir l’action des communes pour le financement de toutes les activités sanitaires et sociales de prévention indispensables. Au delà de l’aide aux structures, l’aide à la personne est un point capital de notre démarche stratégique. Depuis 2018, afin d’encourager le développement de niches d’emplois en Polynésie française, les activités de service à la personne bénéficient d’un taux réduit de TVA.

Le travail accompli et programmé pour le développement des « aidants feti’i » est un exemple de l’action du gouvernement dont le dispositif a été déployé en 2019. Il s’agit d’une aide favorisant le maintien à domicile d’une personne âgée ou en situation de handicap, ne pouvant plus assurer seules les tâches de la vie quotidienne. A ce jour, la DSFE comptabilise 326 aidants feti’i pour l’ensemble de la Polynésie française. Le CFPA poursuit d’ailleurs ses formations dans les îles, notamment aux Marquises et Tuamotu en novembre et décembre 2022, et veille à ce que l’éloignement géographique ne nuise pas à la bonne poursuite de ce programme.

Une allocation personne âgée, dans le cadre du fonctionnement de cette quatrième branche de la protection sociale, sera dans le champ des études. Tout comme le développement massif des aides à la formation des métiers de l’aide à la personne.

Source: Ministère

 

 

 

 

 

 

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