Dédramatiser le sujet du cancer en Polynésie

Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, accompagné du ministre de la Santé en charge de la Prévention, Jacques Raynal, a reçu ce mercredi le comité polynésien de la Ligue contre le cancer, présidé par Natacha Helme.

La rencontre s’est déroulée en présence notamment de plusieurs spécialistes : le pneumo-oncologue au Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse, professeur Julien Mazières, le cancérologue à l’Institut français du sein de Paris, docteur Marc Spielmann, et le chirurgien urologue à l’Hôpital privé Francheville, docteur Richard Mallet.

La veille, la Ligue contre le cancer a ouvert son congrès d’oncologie, au Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), dédié aux professionnels de la Santé du Fenua. Il se clôturera le samedi 7 mai, par une matinée porte-ouverte à la mairie de Pirae, dédiée cette fois, aux familles polynésiennes.

Rappelons que les cancers les plus fréquents en Polynésie française sont ceux des seins, des poumons et de la prostate. D’autres types de cancer sont également présents, mais en nombre plus faible.

L’objectif de l’équipe de médecins présents, est de dédramatiser et vulgariser le sujet du cancer, afin d’encourager le dépistage dès les premiers symptômes. On note, par exemple, que 95 % des cancers du sein qui guérissent, ont été détectés et pris en charge, dès l’apparition de symptôme chez le patient. La pathologie doit, pour être éliminée, être traitée le plus tôt possible, car la détection précoce du cancer augmente considérablement les chances de réussite du traitement. De plus, une détection précoce entraîne des traitements plus légers, car plus la tumeur est petite, moins la chimiothérapie et la mastectomie sont nécessaires. Le but est de faire prendre conscience que le cancer n’est, aujourd’hui, plus synonyme de condamnation.

Près de six cents cancers sont dépistés au Fenua chaque année. Malheureusement, beaucoup sont encore réticents et craintifs face au dépistage. Les spécialistes ont souhaité rappeler aux Polynésiens, à travers leurs échanges, que les dépistages et les examens (exemple : mammographie, toucher rectal) restent les moyens les plus efficaces pour combattre la maladie. L’amplification de la prévention relative à ce sujet, auprès du plus grand nombre, devient donc impérative dans le combat contre le cancer.

Pour rappel, l’Institut du Cancer de la Polynésie française (ICPF) créé en 2020, affiche la volonté du Pays d’offrir une prise en charge plus performante du cancer, à travers un suivi médical local performant et novateur à la population.

Source: Gouvernement

 339 visiteurs total,  3 visiteurs aujourd'hui

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :