27 novembre 2020

Des ouvriers « mi-hommes, mi-robots » pour assembler le B-787 Dreamliner

Le plus grand constructeur d’avions au monde, Boeing, a entrepris d’équiper ses mécaniciens d’exosquelettes censés augmenter leur résistance et leur rapidité d’exécution, à l’image des dispositifs installés sur les cameramen postés le long des terrains de football américain.

Ces investissements doivent permettre à l’avionneur américain de porter à 14 la cadence mensuelle de production du Dreamliner, contre 12 actuellement. Son PDG Dennis Muilenburg a déclaré mercredi que cet objectif devrait être atteint au deuxième trimestre.

« On a les capacités d’un robot et les capacités d’un être humain mises ensemble », a dit à Reuters Christopher Reid, qui a conçu des combinaisons spatiales pour la Nasa avant de travailler pour Boeing, durant une visite d’usine.

Le recours à cette nouvelle technologie illustre plus largement l’accent mis par les constructeurs aéronautiques sur l’accélération de leur production pour répondre à des prises de commandes record. Après une décennie au cours de laquelle Boeing et Airbus n’ont cessé d’engranger les commandes, gonflées par l’essor du tourisme en Chine et dans les pays émergents, la bataille se joue désormais davantage sur le terrain de la production que sur celui des parts de marché.

Dans ses usines de Dreamliner en Caroline du Sud et dans l’Etat de Washington, Boeing compte aussi bientôt installer des machines équipées de la technologie Bluetooth et capables de détecter si un ouvrier utilise le bon outil pour la bonne pièce et il a déjà déployé de nouvelles plates-formes autonomes et mobiles de travail pour gagner du temps sur l’assemblage des avions, ont dit des personnes ayant connaissance de ces innovations.

Il faut actuellement 1,75 jour à Boeing pour assembler un 787, au prix catalogue minimal de 239 millions de dollars (208 millions d’euros, soit un peu plus de 26 milliards de Fcfp). Au rythme de 14 par mois, il ne lui faudra plus que 1,5 jour.

Le principal concurrent du 787 est l’A350, dont Airbus produit 10 unités par mois. La cadence de production plus élevée de l’avionneur américain lui donne un avantage pour réduire ses coûts et vendre davantage de ses différentes versions de Dreamliner, comme le récent 787-10.

Source: Reuter

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