23 septembre 2020

E. Fritch: pas question d’emprunter pour financer du fonctionnement !

C’est le message clair qu’a voulu adresser le président du Pays, Edouard Fritch, à celles et ceux qui critiquent le gouvernement dans la gestion de la crise du Covid-19.

A l’ouverture de la deuxième séance de la session administrative de l’assemblée de la Polynésie française, le chef de l’exécutif local en a profité pour mettre les points sur le « I » au moment même où sa majorité enregistre quelques voix discordantes.

A l’adresse des donneurs de leçon, des « y’a qu’à et faut qu’on… » qui se répandent sur les réseaux sociaux, Edouard Fritch soutient que « le Pays n’est pas resté les bras croisés », faisant toute la chronologie depuis le 20 mars jusqu’à aujourd’hui des décisions, mesures d’urgence, échanges au plus haut niveau et autres rencontres destinées à sauver le Pays de la crise économique qui est à nos portes.

Un comité des Finances Etat-Pays mis en place depuis la fin avril évalue à 51 milliards de Fcfp les besoins financiers de la Polynésie française pour passer ce mauvais cap. La solidarité nationale sera t-elle au rendez-vous ? Il est encore trop tôt pour le dire.

En revanche, le président Fritch a tenté de démontrer aux élus qu’un emprunt de ce même montant n’était pas envisageable comme le soutient le sénateur Nuihau Laurey, et qu’en tout état de cause, il n’était pas favorable à « emprunter pour financer du fonctionnement ». Pour payer des salaires par exemple… Rappelons que la collectivité emprunte en moyenne 7 milliards de Fcfp par an avec un niveau de remboursement déjà conséquent. Multiplier cette charge par sept deviendrait alors insupportable. Sans compter que la finalisation d’un tel prêt prendrait, selon Edouard Fritch, six à huit mois de négociation avec les bailleurs.

Enfin, le président a évoqué l’organisation du deuxième tour des élections municipales où là encore certains contestent la date du 21 juin. Il dit avoir bien entendu les réticences de l’opposition, sans pour autant comprendre les arguments avancés puisque « nous seront sortis du confinement à la fin mai », a t-il assuré. Toujours est-il la publication du décret par le Premier ministre fixant cette date devra intervenir au plus tard le 27 mai.

Photo d’archives

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