Entretien de votre véhicule chez le concessionnaire: comme de l’abus chez certains…

Acheter une voiture, c’est bien! Faire en sorte de l’entretenir, et si possible au juste prix, c’est encore mieux par les temps qui courent…Mais pas facile de faire le bon choix. Explications.

Tout augmente. A tort ou à raison. A force, on finirait même par s’y habituer. Sauf que parfois, la coupe est pleine!

Prenez le cas de l’Automobile, secteur qui n’a pas à se plaindre tant il a bénéficié d’aides publiques conséquentes ces dernières années, force est de constater certains « abus ». Ou, disons plutôt, une volonté assumée de tomber dans la spirale inflationniste ambiante.

A l’achat, tout d’abord, les concessionnaires – dont il ne subsiste sur le territoire que quelques grands groupes comme Sodiva (Renault, Dacia, Nissan…), STA (Kia, Citroën…), Nippon Automoto… – ont quasiment tous renchéri leurs modèles, dans une fourchette allant de 50 à 200 000 Fcfp. La faute à l’envolée du baril de pétrole, au dérèglement du transport maritime international, à la pénurie de composants électroniques…bref, la Polynésie paie cher son isolement géographique au beau milieu du Pacifique. Mais qu’à cela ne tienne, les Polynésiens sont toujours aussi friands d’automobiles et ne regardent pas à la dépense, à ceci près que désormais la part des marques chinoises, bien plus abordables, ne cesse de gagner du terrain.

Il n’empêche que posséder une voiture a également un coût sur le long terme, tout au moins pour celles et ceux qui veillent à un entretien régulier et scrupuleux. En général, plus le modèle est imposant (type 4×4) et sophistiqué (électrique, hybride ou bourré d’électronique), plus la révision sera salée. C’est automatique ! A l’inverse, il est toujours possible de se rabattre sur un véhicule à « petit budget », inférieur à 2 millions de Fcfp. Certes, les options, type radar de recul, ouverture centralisée etc…sont réduites à leur plus simple expression mais théoriquement les « petites voitures » sont censées être les plus économes en entretien. Pas toujours, malheureusement…

Petit comparatif très instructif. La Kia Picanto, par exemple, figure jusqu’ici parmi les modèles les plus en vue. Son prix y était pour quelque chose; depuis, il a été revu à la hausse et flirte désormais autour de 2 millions de Fcfp. Côté révision (obligatoire), la première est précoce, à 7500 km. Mais c’est à 15 000 km (la deuxième) que la « douloureuse » est surprenante: 50 278 Fcfp pour une vidange moteur et le changement des différents filtres (huile, air, climatisation). Comble de tout, les techniciens recommandent une vidange de la boite de vitesse (manuelle) à la prochaine venue. Chacun appréciera. Par comparaison, dans le même segment de marché, la Swift de Suzuki prévoit une première révision à 15 000 Fcfp pour un coût de 26 990 Fcfp, suivie d’une deuxième à 30 000 km pour un montant de 45 990 Fcfp. Chez Renault enfin, pour un modèle Twingo/Clio, la première révision est à 10 000 km et chacune des révisions (hors changement de plaquettes et autres) fait l’objet d’un forfait identique à 29 000 Fcfp.

Enfin, si les tarifs des concessionnaires ne vous conviennent pas, il existe quelques garages respectables sur la place où la prestation est aussi sérieuse que modérée financièrement parlant. Pour n’en citer qu’un, chez Villedieu à Fare-Ute où la vidange-moteur et le remplacement des filtres est facturée autour de 18 à 20 000 Fcfp.

Photo: archives

 

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