Fréquentation touristique: la croisière ne s’amuse plus en février!
Un recul significatif (-43,7%) du nombre de croisiéristes, majoritairement nord-américains, en escale dans nos eaux, aura suffi à faire « plonger » la destination durant le mois de février 2026. Et encore, nous n’avons pas encore mesuré toutes les conséquences de la guerre au Moyen-Orient qui semble s’enliser…
En février 2026, 15 447 touristes ont débarqué à l’aéroport de Tahiti-Faa’a, soit 1 851 de moins (-10,7%) qu’à la même période de l’an passé.
Cette baisse de la fréquentation concerne exclusivement les touristes en hébergement flottant (- 43,7 %) contribuant pour – 13,2 points à l’évolution globale. En revanche, les effectifs en hébergement terrestre atteignent 12 497 touristes et augmentent de 3,7 % sur un an, qu’ils soient marchands (+ 4,0 %) ou non marchands (+ 1,7 %).
Le fort recul des effectifs flottants s’explique principalement par la réduction de l’offre et l’absence de croisières additionnelles.
Premier marché pour ce type de tourisme, la clientèle nord-américaine flottante se contracte de 58,4 % sur un an contribuant à la totalité de la baisse du tourisme flottant de ce mois et pour – 23 points à l’évolution totale des effectifs touristiques totaux nord-américains (- 27,5 %). La clientèle nord-américaine représentent 43,3 % des effectifs et reste toujours le premier marché touristique en Polynésie française.
Malgré la contraction des effectifs terrestres marchands en provenance des États-Unis (- 7,7 %) et de France hexagonale (- 12,0 %), ce segment progresse de 4,0 % sur un an. Cette croissance est portée par le rebond des clientèles européennes (+ 38,5 %), asiatiques (+ 63,3 %) et du Pacifique (+ 30,2 %).
Cette recomposition des effectifs terrestres marchands se retrouve dans la fréquentation des hébergements terrestres marchands. La clientèle séjournant au moins une nuit dans les hôtels internationaux recule de 8,8 % et celle des locations saisonnières diminue de 3,3 %, dont les principales clientèles sont originaires de l’Hexagone et d’Amérique du Nord. À l’inverse, la fréquentation de la petite hôtellerie familiale progresse de 7,0 %.
Par ailleurs, le recul de la fréquentation touristique s’est aussi accompagné d’une baisse de la durée moyenne de séjour de 0,9 jour à 14,9 jours, et d’une contraction des nuitées touristiques de 15,9 % à 230 645 unités consommées ce mois-ci.
source: ISPF – photo d’archives
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