« On ne veut pas avoir des présidents à vie »

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Interrogé ce lundi matin sur les antennes de Radio 1, le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, a lancé quelques « scuds » et non des moindres, à l’adresse de ses « anciens amis » du Tavini huiraatira.

Comme le relèvent fort justement nos confrères de la station de Fare-Ute, le ton monte dans le camp de l’ex-majorité. Disons plus exactement que le bras de fer s’intensifie entre les deux coqs de la basse-cour indépendantiste qui multiplient les petites phrases assassines…

Non content de dénoncer ce qu’il qualifie de « kidnapping du Tavini nuiraatira par un certain nombre d’apparatckiks qui gravitent autour d’Oscar Temaru », le principal étant sans le nommer Anthony Géros, le chef de l’exécutif local est allé jusqu’à titiller son beau-père, Oscar Temaru qui, bien malgré lui, se retrouve au coeur de la mêlée.

A propos du nouveau parti en gestation A fano ti’a, dont les statuts seraient aujourd’hui « quasiment rédigés » – ce qui démontre une fois de plus que la scission était programmée depuis belle lurette – Moetai Brotherson a fait un parallèle plutôt maladroit avec le parti indépendantiste: « On est très attaché aux notions de démocratie (…) on ne veut pas avoir des présidents à vie ». Sauf à nous tromper, le seul personnage encore vivant à la tête d’un mouvement politique depuis sa création, c’est bien Oscar Temaru. Le même qui lui sert de bouclier de protection depuis sa nomination aux fonctions suprêmes et qu’il dénigre à présent sans état d’âme.

Alors oui, force est de constater que le président Brotherson ne décolère pas à l’idée de voir sa réforme du RNS abroger dans les jours qui viennent après le rejet par l’assemblée, le 23 avril dernier, de deux autres textes non moins importants, à savoir: l’Aide au Paiement du loyer et le titre « Tama Maitai ». Maintenant, il devrait savoir que la colère peut souvent engendrer des mots qui dépassent la pensée. Et dans le cas présent, il a été trop loin!

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