8 décembre 2022

Inflation sur le casse-croûte: c’est à qui se gavera le plus !…

C’est l’exemple typique d’une augmentation de prix injustifiée ces derniers mois.

Tout augmente! La guerre en Ukraine, la flambée des cours du pétrole, l’instauration d’une CST-S ou encore la hausse du dollar…tout est bon pour expliquer l’indéfendable et tant pis pour ces « cochons de consommateurs » qui n’ont qu’à mettre la main à la poche. Mettant du même coup une grosse pression sur nos gouvernants qui ne peuvent qu’appliquer le principe de la liberté des prix. Alors oui, chacun est libre de changer de boutique en faisant jouer la concurrence.

Il y a quelques mois déjà, nous avions soulevé l’exemple du pain au chocolat (ou chocolatine pour d’autres). Nous avions défrayé la chronique en dénonçant des exagérations en la matière (490 Fcfp l’unité) quand d’autres enseignes, EasyMarket sur le Prince Hinoi pour ne pas la citer, vend le même produit à…105 Fcfp.

Prenez aujourd’hui le casse-croûte, ce fidèle compagnon des classes populaires en général, et des scolaires en particulier. Vite fait, vite avalé, à petit prix, il est la star des petits budgets. En principe. Sauf que ces derniers temps, il a -lui aussi- été victime de la désormais célèbre valse des étiquettes. Quand bien même, rappelons-le à toutes fins utiles, plusieurs centaines de millions de francs pacifique sont investis chaque année dans le soutien du prix de la farine, modérant ainsi le dernier ajustement du prix de la baguette de 57 à 60 Fcfp.

Le mouvement est général: du magasin Leaa (également boulanger) à Pirae au marché de Papeete, en passant par les snacks du centre-ville, ils se sont tous donnés le mot: augmenter les prix.

Au marché de Papeete, en particulier, le moindre casse-croûte jambon (bas de gamme) – mayonnaise maison, sans autres fioritures, s’échange désormais autour de 300 Fcfp, soit le double en moins d’un an. Le loyer de ces commerçants a t-il subi la même trajectoire ? Nous pouvons en douter. C’est pourtant dans ce même lieu que se pressent des centaines de Polynésiens, jeunes ou plutôt âgés, à la recherche d’un maigre en-cas à la pause de midi.

Un peu plus loin, autour du centre-Vaima, c’est le casse-croûte de luxe qui l’emporte dans les devantures: entre 450 et 600 Fcfp. Pain spécial en prime. A ce prix, on ne peut que louer le menu Mcdo (1er prix à 500 Fcfp) avec petites frites et sodas compris ou alors, la barquette d’un plat préparé au même montant. Et tant pis si toute cette malbouffe est source d’obésité et de maladies cardiovasculaires chèrement payées -elle aussi- par la Caisse de prévoyance sociale. A moins qu’un jour, il est permis de rêver, une « bonne âme » se mette à produire au juste prix une alimentation saine et à la portée de tous.

Tout ça pour dire, très chers lecteurs, que le monde dans lequel nous vivons est suffisamment troublé et anxiogène pour que certains profitent encore plus de la situation pour s’en mettre plein les poches au mépris de la collectivité.

 

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