5 novembre 2026

Journée polynésienne de la prématurité, le 13 novembre prochain

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La ministre de la Santé a présenté ce mercredi en conseil des ministres une communication relative à la journée polynésienne de la prématurité organisée par le Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF).

Cette journée, prévue le vendredi 13 novembre 2026, vise à sensibiliser le public à la réalité des naissances avant terme.

En Polynésie française, environ 9 % des naissances sont prématurées, contre 7 % dans l’Hexagone. Chaque année, le CHPF prend en charge en moyenne une quarantaine de grands prématurés et un peu moins d’une dizaine d’extrêmes prématurés, nés entre 24 et 28 semaines d’aménorrhée. Ces nourrissons sont suivis pendant leurs six premières années par le service de néonatologie et l’équipe du centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP). Ce suivi vise à prévenir les troubles du neurodéveloppement.

L’occasion de mettre en avant le travail des équipes du service de néonatologie et du CAMSP. Elle valorise le parcours des enfants prématurés.

Le service de néonatologie compte une équipe médicale de sept praticiens hospitaliers. Son équipe paramédicale réunit plus de 70 agents au service des nouveau-nés hospitalisés. Elle comprend des puéricultrices, des infirmières, des aides-soignantes, des auxiliaires de puériculture, des techniciennes de surface, une psychologue et un psychomotricien.

Les objectifs du service

Le service de néonatologie poursuit plusieurs objectifs : garantir la qualité et la sécurité des soins ; renforcer le soutien à la parentalité et le lien précoce parents-enfant ; favoriser les soins de développement ; encourager l’allaitement maternel ; valoriser l’activité du lactarium ; améliorer la prise en charge de la douleur du nouveau-né et de l’enfant ; favoriser l’autonomie du nouveau-né et son retour en famille et assurer l’accès aux soins spécialisés à l’ensemble des nouveau-nés et des enfants de Polynésie française.

Le service identifie plusieurs difficultés : la précarité des familles, les violences conjugales, les grossesses chez les mineures et, en particulier, les grossesses dans un contexte d’addiction maternelle ou familiale. Ces facteurs pèsent sur l’accueil du nouveau-né. Sa famille doit être soutenue et accompagnée.

La journée permet de partager les moyens et ressources destinés à aider ces familles. Des professionnels seront présents à leur service.

Au programme

La journée débutera par un discours d’ouverture, en présence des officiels, de la direction du CHPF et des représentants des associations partenaires. Elle comprendra des stands d’animation et d’exposition, tenus par des associations de parents et de soutien aux prématurés et par les équipes hospitalières. Des artistes locaux proposeront des spectacles de danse. La visite du pôle mère-enfant sera ouverte à tous. Elle permettra de découvrir le service et d’échanger avec les professionnels.

extrait CM

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