La gestion sanitaire du Covid-19 pose toujours questions à Tarahoi

Sur le sujet, deux questions orales au gouvernement ont été exposées ce jeudi matin lors d’une séance extraordinaire à l’assemblée de la Polynésie française.

La première émanait de la représentante du groupe Tavini (parti indépendantiste), Eliane Tevaahitua, favorable à la « gratuité des masques » pour se protéger de toute contamination de la Covid-19. Partant du constat que la collectivité a fait le choix de rouvrir ses frontières à l’international – à la différence de la Nouvelle-Calédonie, a précisé l’élu – le coût des protections, pour toutes et tous, doit, toujours selon elle, être supporté par la collectivité. La seconde, posée par Augustine Tuuhia au nom du Tapura huiraatira (parti majoritaire), traitait des dispositions sanitaires à mettre en oeuvre plus particulièrement sur l’île de Raiatea (ISLV) qui, comme beaucoup d’autres îles ou atolls à vocation touristique, accueille depuis le 15 juillet les premiers visiteurs étrangers avec beaucoup de suspicion.

En réponse, le ministre de la Santé, Jacques Raynal, a rappelé que depuis le début de la crise sanitaire le gouvernement n’a de cesse de sensibiliser la population au respect des gestes barrières, qu’il s’agisse du port du masque, de l’utilisation de gel hydroalcoolique etc. Il y va donc de la responsabilité de chacun ! Et de souligner que si « le port du masque est essentiel », en revanche, il n’est « pas utile de se ruer en pharmacie… » puisque les masques en tissu (modèle Afnor) ont déjà démontré toute leur efficacité.

En second lieu, le ministre de la Santé a indiqué que la preuve d’un test RTPCR négatif, trois jours avant l’embarquement pour tout passager à destination de Tahiti-Faa’a, était incontournable et que le gouvernement veille à la stricte application de cette obligation en lien avec les compagnies aériennes.

Un peu plus tard, le président du Pays, Edouard Fritch, a également voulu rassurer la représentation territoriale. D’abord, parce que les vols opérés par Air Tahiti Nui entre Los Angeles et Papeete ne sont remplis qu’à 50% de leur capacité. Ce qui démontre, si besoin est, que « la venue des touristes nord-américains est assez contraignante, voire trop contraignante ». Ensuite, parce que tous les résultats des auto-prélèvements confiés à l’institut Louis Malardé sont, à ce jour, tous négatifs. Conclusion: tous ces dispositifs constituent « un filtre efficient pour maximiser notre sécurité sanitaire ».

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