26 janvier 2026

La leptospirose a fait deux victimes en 2025

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La leptospirose demeure une maladie endémique en Polynésie française, avec une circulation observée tout au long de l’année, sur la base des déclarations obligatoires des médecins et biologistes. Une nette augmentation de l’incidence est constatée durant la saison des pluies, avec la persistance depuis 2021 d’une activité élevée pouvant se maintenir jusqu’en mai-juin.
En 2025, 175 cas ont été rapportés, confirmés (PCR positive) ou probables (sérologie positive). Le taux d’incidence global est de 62 pour 100 000 habitants. Entre 2019 et 2022, l’incidence avait diminué de 48% (39/100000), mais elle a ensuite augmenté de 63% de 2022 à 2025. Le nombre moyen de cas entre janvier et juin s’établit à 14,6 cas par mois. Le pic a été observé au mois de mai, avec 27 cas de leptospirose. Au total, 111 hospitalisations ont été recensées la même année dont 45 passages en réanimation , un nombre nettement supérieur à celui observé les années précédentes.  Cette hausse des admissions en service de réanimation témoigne d’une augmentation de la sévérité clinique des formes prises en charge. Deux décès ont été rapportés en 2025.

En 2025, la répartition géographique des cas reste similaire aux années précédentes. La majorité des cas a été rapportée aux Iles-du-Vent (61%) et un tiers aux Iles-sous-le-Vent (30%). Sept cas ont été déclarés aux Marquises, aucun aux Tuamotu -Gambier et aux Australes. Rapporté à la population, le taux d’incidence le plus élevé est observé aux Marquises (1 087/100 000 habitants), puis aux Iles-sous-le-vent (290/100 000 habitants), confirmant la préoccupation de la leptospirose pour l’ensemble du territoire.

La majorité des cas sont des hommes (76%), comme chaque année depuis 2012. Cette surreprésentation est probablement en lien avec une exposition plus fréquente aux activités à risque pour la leptospirose. Les enfants de moins de 10 ans restent les moins touchés. Les tranches d’âge comprises entre 25 et 59 ans constituent la majorité des cas.

Une investigation a pu être menée pour 150 patients (86%). Parmi eux, les principaux facteurs de risque identifiés sont la présence de rats au domicile ou sur le lieu de travail (76%), une activité d’agriculture ou de jardinage (69%), l’existence de plaies ou excoriations (56%), la marche pieds nus régulière (42%), une activité d’élevage (30%), la consommation de fruits et légumes non lavés (29%), ainsi que la baignade et les loisirs en eau douce (21%).

En 2026, un premier décès lié à la leptospirose a été rapporté en S04. Dans le contexte actuel de la saison des pluies, il est rappelé aux professionnels de santé l’importance d’envisager le diagnostic de la leptospirose devant toute fièvre d’apparition aiguë.

Source: Arass

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