26 septembre 2020

La pandémie de Covid-19 sera probablement « très longue » prédit l’OMS

D’Ibiza à Montréal, l’été s’annonce catastrophique pour de grandes destinations touristiques, frappées par la pandémie de coronavirus qui poursuit sa course mortelle, en particulier sur le continent américain, et impose chaque jour de nouvelles restrictions, comme à Melbourne, désormais placée sous couvre-feu.

Après des semaines de confinement au printemps qui semblaient avoir fait reculer l’épidémie, la planète tente à présent de se prémunir contre une seconde vague aux conséquences économiques désastreuses. Or, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti samedi que la pandémie de Covid-19, qui a fait au moins 685.780 morts dans le monde, serait probablement « très longue ».

Dimanche, l’Amérique latine et les Caraïbes, deuxième région du monde la plus touchée, ont franchi un nouveau seuil symbolique et comptaient plus de 200.212 morts, derrière l’Europe (210.487 décès), selon un décompte de l’AFP.

Les États-Unis restent le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 154.449 décès pour 4.620.502 cas recensés, devant le Brésil avec 93.563 morts pour 2.707.877 cas, le Mexique avec 47.472 morts (434.193 cas), le Royaume-Uni avec 46.193 morts (303.952 cas), et l’Inde avec 37.364 morts (1.750.723 cas).

En Afrique, le pays le plus touché du continent, l’Afrique du Sud, a dépassé samedi la barre des 500.000 cas.

« Ville fantôme » 

La pandémie, qui plonge l’économie mondiale dans une récession inédite, pèse en particulier sur le tourisme, dont les pertes sont déjà évaluées à 320 milliards de dollars pour la première partie de l’année, selon l’Organisation mondiale du tourisme.

Ainsi Montréal, qui attire habituellement environ 11 millions de touristes par an, dont 80% venant de l’extérieur du Québec, ressemble cet été à une « ville fantôme », se désole Nadia Bilodeau, gérante d’un restaurant, au milieu de sa terrasse déserte.

Privée de visiteurs étrangers, de son Grand Prix de Formule 1 ou de ses festivals mondialement connus, la métropole québecoise tente de se réinventer pour sauver l’été mais les dégâts s’avèrent déjà considérables.

Avec la moitié des quelque 9.000 morts du Covid-19 au Canada, Montréal et sa banlieue ont été durement éprouvés. Avec pour conséquence, l’annulation de tous les grands événements culturels, qui attirent chaque été des centaines de milliers de visiteurs, comme les festivals de jazz et des FrancoFolies, les plus grands du genre au monde.

« Impact terrible » 

En Méditerranée, la catastrophe touristique est aussi bien présente. A Ibiza, dans l’archipel espagnol des Baléares, touristes et habitants apprécient un calme inédit sur cette île habituellement courue des « clubbers » et DJ du monde entier.

Mais pour d’autres, « l’impact de la pandémie a été terrible, elle a frappé l’économie de l’île pour une raison simple: 90% du PIB dépend du tourisme », explique à l’AFP Vicent Torres Guasch, président de l’autorité locale du Conseil insulaire d’Ibiza.

La quarantaine imposée depuis le 27 juillet par le Royaume-Uni pour les touristes arrivant d’Espagne face au rebond des contagions dans le pays risque de tuer dans l’oeuf la reprise amorcée quelques semaines plus tôt. Et ce, même si l’archipel est très peu touché par la pandémie.

Le Royaume-Uni n’est d’ailleurs pas le seul pays européen à imposer des mesures aux voyageurs: la Belgique a interdit samedi les « voyages non essentiels » vers les régions espagnoles de Navarre, d’Aragon, vers Barcelone et Lérida en Catalogne, ainsi que la région lémanique en Suisse (Vaud, Valais, Genève) et le département français de la Mayenne.

Source: Yahoo actualités

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