L’avion de l’ex-dictateur libyen au coeur d’un imbroglio juridique

TRIPOLI, LIBYA - APRIL 10: Libyan leader Muammar Gaddafi gestures from his car after meeting with the African delegation, who arrived in Libya to try to negotiate a truce between Kadhafi's forces and rebels seeking to oust him, April 10, 2011. in Tripoli, capital of Libya. Libyan leader Muammar Gaddafi has reportedly accepted the African Union's "road map" to end conflicts in the country. (Photo by XINHUA/Gamma-Rapho via Getty Images )

Que fait le jet privé de Mouammar Kadhafi à Perpignan ?
Endommagé et confisqué par les milices libyennes à la chute du dictateur en 2011, cet Airbus A340 est depuis au cœur d’un imbroglio judiciaire qui le contraint à rester bloqué à l’aérodrome perpignanais depuis 2014, raconte CNN, en ce mois de février 2021. Selon la chaîne américaine, le jet est toujours entretenu en état de navigabilité aux frais de Sabena Technics – auparavant EAS Industries, firme spécialisée dans la maintenance et la réparation aéronautique.

Son histoire avec la France remonte à 2012 : à l’époque, le fuselage de l’avion avait été endommagé par des tirs et des éclats d’obus mais l’intérieur, très luxueux, était toujours intact. Il avait alors volé jusqu’à Perpignan dans le but d’être remis en état et avec la possibilité de le transformer en avion de ligne classique, comme cela avait été fait avec l’avion du dictateur tunisien Ben Ali. Finalement, en 2013, le gouvernement libyen a récupéré l’aéronef pour son propre usage, mais dans un contexte de guerre civile, il est ensuite retourné en France en mars 2014.

A la même période, l’Etat libyen a été condamné à verser 930 millions de dollars de dommages et intérêts au groupe koweïtien Al Kharafi, après l’annulation d’un deal commercial concernant la création d’une station balnéaire de luxe. Ce groupe a donc tenté de saisir l’avion de Kadhafi, évalué à 60 millions de dollars en 2013. Mais le tribunal de grande instance de Perpignan a refusé, estimant que l’appareil appartenait à une nation souveraine et ne pouvait pas être confisqué de la sorte.

Depuis, l’avion prend la poussière sur le tarmac catalan aux côtés de deux autres jets présidentiels africains, ceux du Bénin et de la Mauritanie. L’A340, vieux de vingt-cinq ans et très gourmand en carburant, a vu sa valeur chuter ces dernières années et il pourrait être difficile à revendre.

source: Yahoo actualités

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