Le chiffre du jour: 101,84 dollars
C’est le cours du baril de pétrole Brent affiché ce jour, jeudi 23 juillet 2026, à la Bourse de Paris.
Les Bourses européennes ont terminé en nette baisse jeudi, la flambée du prix du pétrole Brent à plus de 100 dollars le baril ravivant les craintes inflationnistes et exerçant une pression sur le marché obligataire, tandis que la BCE a maintenu ses taux inchangés, tout en adoptant un ton nettement « hawkish » en vue de la réunion de septembre.
À Paris, le CAC 40 a perdu 1,64% à 8.299,09 points. À Francfort, le Dax a reculé de 1,77% et à Londres, le FTSE 100 a perdu 0,73%.
La situation instable au Moyen-Orient, avec les Houthis pro-iraniens ouvrant un nouveau front en mer Rouge qui s’ajoute au blocus du détroit d’Ormuz, a propulsé jeudi les prix du Brent de la mer du Nord, référence mondiale du marché, à plus de 100 dollars le baril, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis fin mai.
Les prix du gaz en Europe augmentent également, tirés par l’intensification du conflit.
La menace inflationniste manifeste a coïncidé ce jeudi avec la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), dont la décision de maintenir les taux inchangés, tout en laissant la porte ouverte à une hausse en septembre, n’a pas du tout surpris les marchés, compte tenu de la situation géopolitique.
« Si un choc sur les coûts de l’énergie d’une telle ampleur devait s’inscrire dans la durée, la BCE ne pourrait pas l’ignorer et relèverait de nouveau ses taux en septembre », souligne Felix Feather, économiste chez Aberdeen Investments.
L’incertitude géopolitique et la possibilité de revirements rapides au Moyen-Orient rendent particulièrement délicate la conduite de la politique monétaire, affirme pour sa part Alexandre Perricard, président d’Uzès Gestion, ajoutant que « les pressions inflationnistes actuelles pourraient se prolonger au premier semestre 2027 ».
Boursorama
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