Maintien du prix des hydrocarbures: le Tavini botte en touche

Ce jeudi matin, à l’assemblée de la Polynésie française, une large majorité des représentants a approuvé le collectif n°3 visant à conforter les crédits du Fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH).

Rappelons tout d’abord que ce compte d’affectation spéciale a pour vocation principale d’éviter les fluctuations brutales des prix des hydrocarbures destinés à la consommation intérieure. Il sert en quelque sorte d’amortisseur lorsque le prix du baril de pétrole flambe sur les marchés internationaux comme c’est le cas depuis plusieurs mois déjà. Sauf que ce dispositif a ses limites dans le temps…

Dans le contexte actuel (guerre en Ukraine, reprise économique mondiale et donc dérèglement entre l’offre et la demande), avec un cours mondial qui fluctue entre 100 et 110 dollars US contre 60 dollars l’an dernier, le coût de la stabilisation du prix des carburants est estimé pour 2022 à près de 7 milliards de Fcfp.

Le budget primitif du FRPH ayant été doté de 2 milliards seulement, le gouvernement d’Edouard Fritch a donc demandé à l’assemblée de « remettre au pot » quelque 3 milliards de francs supplémentaires. Et pour cause, il s’est engagé à ne pas augmenter les prix à la pompe pour les usagers mais également les professionnels. Tout au moins « jusqu’à fin juin 2022 » a expliqué le ministre des Finances Yvonnic Raffin, le temps de faire le point. Tout en sachant quand même que cette rallonge ne devrait permettre que de tenir jusqu’à août-septembre, a t-il prévenu.

La démarche du gouvernement en faveur d’un maintien du pouvoir d’achat des Polynésiens n’a visiblement pas convaincu les élus du Tavini huiraatira qui se sont abstenus sur ce dossier. Sans pour autant proposer une alternative à l’intervention financière de la collectivité.

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