Orofara a désormais sa Maison de quartier

La maison de quartier « Te Aroha » du village de Orofera a été inaugurée dimanche matin par le vice-président Jean-Christophe Bouissou, la ministre des affaires sociales Isabelle Sachet, le maire de la commune Damas Teuira.

L’inauguration s’est tenue en présence des élus municipaux de la commune de Mahina et des habitants du village, et symboliquement le jour de la 69e journée mondiale des lépreux qui se célèbre le dernier week-end de janvier depuis sa création par Raoul Follereau en 1954. Car l’histoire d’Orofara est intimement liée aux lépreux, puisque c’est là que se situait la léproserie. De fait, le village d’Orofara possède une dimension historique unique sur le territoire de la Polynésie française. Les malades de la lèpre ont été placés sur ce foncier public au début du XXème siècle. D’abord village de ségrégation, celui-ci s’est petit à petit ouvert sur le monde. C’est désormais une étape touristique que la commune entend valoriser.

Identifié comme quartier prioritaire de la politique de la ville en 2014, Orofara devient site opérationnel du Projet de Rénovation Urbaine en 2018. Trait d’union entre les activités de la mer et celles de la montagne, il tend vers une vocation d’écoquartier tournée vers le tourisme et le surf largement pratiqué sur les rivages adjacents au village.

L’objectif de cette maison de quartier est multiple : offrir un équipement de proximité afin de redynamiser la vie dans les quartiers alentours ; mettre à disposition un lieu pour organiser diverses manifestations destinées à entretenir la cohésion sociale ; favoriser l’autonomie de gestion et la responsabilisation du tissu associatif local ; fournir un espace qui encourage au développement économique. Actuellement le village possède une association active, Te U’i Taure’a No Orofara, qui travaille en collaboration étroite avec la mairie.

Le financement représente un investissement total de 33 millions de FCFP, dont 19,8 millions de la délégation du développement des communes (DDC), 6,6 millions du syndicat mixte en charge du contrat de ville, et 6,6 millions de la commune de Mahina.

Communiqué

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