30 juillet 2021

Plus d’un jeune sur quatre âgés de 15 à 29 ans est au chômage

L’Institut de la statistique (ISPF) a publié un point sur la situation du marché de l’emploi en 2019.

Ainsi, l’ISPF indique dans son étude qu’en 2019, la population active en Polynésie française est estimée à 110 000 personnes de 15 à 64 ans, comprenant 95 700 actifs en emploi et 14 300 chômeurs. Le taux d’emploi est de 52 % et celui du chômage est de 12,8 %.

Le taux de chômage est en baisse de 1,7 point par rapport à 2018, passant de 14,5 % à 12,8 %. Dans le même temps, le taux d’emploi reste stable, ce qui signifie que cette baisse du chômage ne se traduit pas par une augmentation de l’emploi.

L’accès au marché de l’emploi pour les femmes et les plus jeunes s’est avéré délicat en 2019. Les taux d’emploi et d’activité des femmes s’établissent ainsi à 45,1 % et 53,8 %, soit un différentiel de 13,6 et 11,5 points respectivement avec ceux des hommes.

Le taux de chômage des femmes est également nettement supérieur à celui des hommes, 16% contre 10,1 %, quand ce différentiel est au plus de 3 points dans les DOM et inexistant en France hexagonale.

Le taux de chômage des jeunes de 15 à 29 ans est de 27,4 %, soit un peu plus d’un jeune sur quatre, quand celui des 30 à 49 ans est de 9,2 %.

Les personnes détentrices d’un diplôme universitaire sont les plus insérées sur le marché du travail. Près de 80 % d’entre elles sont en emploi et leur taux de chômage est de 5,3 %

C’est dans la zone rurale de Tahiti et à Moorea que la situation de l’emploi est la plus défavorable, avec un taux d’emploi de 45,9 % et un taux de chômage de 18,4 %. Dans les Îles Sous-le-Vent et aux Australes, la situation est également délicate. À l’inverse, aux Tuamotu-Gambier, l’activité stimulée par le tourisme et la perle permet, à l’échelle de l’archipel, à près de deux personnes sur trois d’être en emploi.

Le ministère du Tourisme et du Travail présentera désormais, mensuellement les chiffres clés de l’emploi sur la base d’un nombre d’indicateurs limités représentatifs de l’évolution du marché du travail (indicateurs d’environnement) et de l’action du gouvernement via le SEFI (indicateurs d’action). Ces indicateurs pourront être complétés par des analyses plus qualitatives réalisées trimestriellement ou à la demande.

extrait CM

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