18 septembre 2020

Pour l’Intersyndicale, aucun doute: « Les visiteurs ont contaminé la Polynésie française »

Coup de bluff ou pas, l’Intersyndicale confirme avoir déposé, vendredi après-midi, le préavis de grève générale contre la gestion de la Covid, mouvement social qui pourrait être effectif le 8 septembre prochain.

Le patron de la CSTP-FO, Patrick Galenon, et ses camarades n’en démordent pas: les décisions prises par le Pays et l’Etat depuis le 15 juillet, date de la réouverture des frontières à l’internationale, ne sont pas les bonnes ! Pire, Elles ont largement contribué à la propagation du virus dans nos îles. Au point de déclarer aujourd’hui: « Les visiteurs ont contaminé la Polynésie française! » Ce qui, nous le savons tous, n’est pas tout fait exact…

Du coup, les syndicalistes nous renvoient au préambule du courrier appelant au débrayage. Ils estiment, en effet, ne pas avoir d’autres moyens légaux pour défendre les salariés qui,  à les en croire, « paient un lourd tribu » dans cette crise sanitaire. En second lieu, ils estiment que l’institut Louis Malardé (ndlr: chargé des tests et de leur analyse) est en situation de « burn-out ». A raison de 250 prélèvements quotidiens, l’expansion de la maladie serait alors difficilement contrôlable.

Quand on les interroge sur les chances de succès d’un tel mouvement, Galenon et les siens rétorquent que « le problème n’est pas là! » Il y aurait, selon eux, des salariés qui n’ont plus rien à perdre…

Les partenaires sociaux doivent encore rencontrer cette semaine les autorités du Pays et de l’Etat afin de « prendre les meilleures décisions », à savoir: « Le masque, partout, pour tous » et surtout, le retour de la quatorzaine pour toutes celles et ceux, touristes comme résidents, qui débarquent à Tahiti-Faa’a. Sauf que le virus étant désormais en circulation libre dans nos îles, nul besoin de nouveaux entrants pour aggraver  notre cas…

Et Patrick Galenon de conclure: « Je ne peux pas imaginer que nous n’arrivions pas à nous entendre sur ces objectifs ». Même s’il préfère donner un laps de temps supplémentaire, autre que le délai légal, pour déclencher les hostilités.

Photo d’archives: Edouard Fritch et Dominique Sorain lors d’un point-presse

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