21 septembre 2020

Tourisme: une partie de la saison haute a été sauvée, mais le plus dur reste à venir…

La ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, a réuni, jeudi matin, les membres de l’Observatoire du Tourisme, instance de gouvernance de la stratégie de développement du tourisme créé en 2016.

L’occasion de faire un point de situation des différents marchés émetteurs de la Polynésie. Tahiti Tourisme communique en continue avec les partenaires internationaux en mettant en avant le fait que notre destination est l’une des seules à être ouverte et ayant mis en place des protocoles et filtres sanitaires qui sont observés et salués à l’international. Le groupement met également en place des campagnes spécifiques et des coopérations marketing inédites pour maintenir la destination « Tahiti et ses îles » attractive et aider les professionnels à surmonter la basse saison. Le marché local, dont il faut poursuivre le développement en soutien aux professionnels de l’industrie et aux archipels, fait l’objet également de toutes les attentions de Tahiti Tourisme tant par des campagnes de communication de réassurance de la population que par l’ouverture d’un salon du tourisme virtuel du 7 au 16 septembre 2020. L’organisation d’un salon du tourisme dans un format classique est actuellement étudié pour la fin octobre si les conditions sanitaires le permettent.

Le sentiment général est que personne n’attendait de remplir son établissement à la hauteur de la situation d’avant Covid. Tous s’attendaient à une reprise lente mais cette réouverture au 15 juillet a définitivement permis de remettre « la machine en route », à reprendre les activités et de réintégrer la majorité des salariés. Cela constituait l’objectif principal recherché. D’une manière unanime, les professionnels du secteur du tourisme remercient le Pays d’avoir permis la réouverture du ciel en juillet, ce qui a permis de sauver une partie de la haute saison. Les préoccupations des professionnels concernent désormais la fin d’année à partir du mois de novembre où la visibilité est difficile jusqu’à avril 2021. Dans ce contexte, Nicole Bouteau a indiqué que le Pays travaille sur l’évolution et la prorogation des dispositifs de sauvegarde des emplois qui depuis le début de la crise soutiennent tant les entreprises que les salariés dans la réduction d’activité subie par l’industrie touristique.

A la date du 14 août, 10 345 voyageurs ont été enregistrés sur la plateforme ETIS, principalement des non-résidents, 4 769 d’origine française, 2071 d’origine américaine et 687 de diverses origines. Les flux touristiques se concentrent principalement sur l’archipel de la société avec le triptyque Tahiti-Moorea-Bora Bora, mais également avec les autres îles des îles Sous-le-Vent. Les atolls de Rangiroa, Fakarava et Tikehau bénéficient également de cette reprise et dans une moindre mesure les autres archipels.

Les compagnies aériennes qui ont repris leurs activités (Air Tahiti Nui, Air France, French Bee et United Airlines) confirment leurs programmes de vols actuels suivant l’évolution de la situation mondiale.

Le taux de remplissage moyen prévisionnel, toutes compagnies et lignes confondues oscille entre 40% et 50%. Malgré cette donnée, les compagnies estiment que la reprise est meilleure que ce qu’elles auraient pu espérer.

Ce niveau de trafic est favorisé par le tourisme intérieur durant la période de vacance scolaire grâce aux packages mis en place par Air Tahiti en partenariat avec Tahiti Tourisme (allant jusqu’à 45% de réduction sur le prix public) et à l’appel du Pays au soutien au voyage local. Après une période de vente de 14 jours pour les offres « Voyagez à deux » et « Feti’i », et la poursuite de la vente des Séjours dans les Îles, 7 000 coupons (un aller simple) ont été vendus, soit l’équivalent des ventes d’un Salon du Tourisme. Le tourisme d’intérieur reste cependant très saisonnier (période de vacance scolaire et long week-ends). Par ailleurs, la durée de séjour est courte, 3 à 4 jours, contre 8 à 24 pour le tourisme international.

Au niveau de l’hébergement terrestre, globalement sur l’ensemble de la Polynésie, l’occupation se situe aux alentours de 40% pour les mois d’août, septembre et octobre, les situations étant différentes en fonction des îles et des établissements hôteliers. Les hôtels de Tahiti ont pour leur part des taux d’occupation qui varient entre 25 et 33%. Les hôtels de Moorea sont ceux qui s’en sortent le mieux avec environ 60% d’occupation, grâce notamment à l’apport des résidents le week-end. Les hôtels de Bora Bora et Taha’a sont entre les deux avec des occupations entre 35 et 50%.

La croisière en Polynésie française a été la première activité à devoir cesser ses opérations dès le 11 mars dernier. La majeure partie de la saison, sur le premier semestre, a donc été suspendue totalement. Pour l’année 2020 par rapport au prévisionnel, et sans présumer de nouvelles phases d’annulation d’itinéraires, il est estimé à un tiers de moins (-30%) le nombre de croisière en tête de ligne des navires opérant habituellement à l’année en Polynésie française, et à moins deux tiers (-65%) le nombre d’escales liées aux itinéraires trans-Pacifique et repositionnements internationaux. La perte globale d’activité de la croisière pour l’année est estimée à 40%.

Source: Gouvernement

 

 

 

 

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