Taxer de 1000% les plus values immobilières était la « solution » du Tavini

Rendons à Eliane Tevahitua, représentante Tavini (indépendantiste) à l’assemblée de Polynésie, ce qui lui appartient ! Au départ, l’idée de cette taxe contre la spéculation foncière venait d’elle…

Le 5 octobre, l’élue bleu ciel, particulièrement active dés qu’il s’agit d’aller titiller le gouvernement, déposait une question orale à Tarahoi ayant pour thème: la spéculation immobilière sur les terres ma’ohi.

A l’époque, elle écrivait: « Notre peuple est inquiet. Notre peuple est indigné. Notre peuple, bientôt sera en colère ». Et d’expliquer que « les terres des mao’ohi sont livrées à la voracité et à la cupidité de nouveaux prédateurs », une spéculation qui selon elle « est aussi vieille que la colonisation« . Bel amalgame en effet, avant de conclure, avec toujours autant de conviction: « Nos enfants seront les femmes de ménage, les jardiniers et les agents d’entretien de ces biens immobiliers dans leur propre Pays ».

Voilà donc l’origine de la loi du Pays, votée à l’unanimité (53 voix « pour ») le 26 avril dernier, et qui a pour finalité de relever de 1000% les frais d’achats immobiliers pour les non-résidents ou les résidents de moins de 10 ans. Un texte aujourd’hui attaqué devant le Conseil d’Etat.

Dans ce contexte, l’assemblée s’apprête – jeudi prochain en séance publique – à reporter ce dispositif, tout au moins jusqu’à ce que soit levée toute incertitude juridique.

Mais sans attendre, le ministre des Finances, Yvonnic Raffin, a reconnu hier (mardi) sur les antennes de Radio 1 s’être « trompé de cible ». Oubliant de dire au passage que toute la classe politique était d’accord sur la solution proposée par la même Eliane Tevahitua qui, quelques mois plus tôt, concluait sa question en ces termes: « J’ai une solution à cette spéculation immobilière endémique, Monsieur le Président, ayez le courage de taxer les plus values immobilières de 1000% et d’interdire toute vente à celles et ceux qui ne résident pas depuis au moins vingt ans dans notre Pays ».

Enfin, pour être complet sur le sujet: qui osera reconnaître publiquement que personne n’est contraint et forcé de vendre sa terre ? Si un Polynésien le fait et en retire de jolis profits pour devenir rentier, c’est bien de sa responsabilité!

 

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