23 février 2026

TVA sucrée: Warren Dexter fait de la rétention d’information

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Prendre sans rien donner en retour…, c’est un peu la marque de fabrique du gouvernement Brotherson qui, à propos de la surtaxe frappant les produits sucrés, tarde à faire un bilan de la mesure.

Souvenez-vous: à la fin de l’année 2024, lors de l’élaboration du budget primitif de la Polynésie française, le nouveau ministre de l’Economie Warren Dexter, avait tenté de justifier l’instauration d’une nouvelle taxe sur les produits trop sucrés (glaces, chocolats, gâteaux etc…); une mesure censée freiner la consommation abusive et donc, préserver la santé des Polynésiens, tout en équilibrant les comptes de la protection sociale généralisée (PSG) mis à mal ces dernières années par l’explosion des dépenses de santé.

Alors que le gouvernement éprouvait déjà le plus grand mal à juguler l’envolée des prix des produits alimentaires, celui-ci faisait donc le choix, au nom de la santé publique, d’en remettre une nouvelle couche, faisant passer la TVA sucrée de 5 à 16%. Onze points de plus, soit dix points supplémentaires que la précédente « TVA sociale » à 1% que la précédente équipe avait imposée en son temps.

Plus d’un an plus tard, quel est le bilan de cette mesure ? A t’elle joué son rôle premier, à savoir: limiter la consommation de produits jugés nocifs pour la santé ? Au détriment des industriels et autres importateurs locaux…Ou à l’inverse, les Polynésiens ont-ils persisté dans leur boulimie, quitte à payer plus cher pour s’adonner à leurs petits plaisirs ? Précisons que le gouvernement tablait sur une rentrée fiscale de plus de 2 milliards de Fcfp par an.

Voilà plus de trois mois que la représentante du Tapura huiraatira, Cathy Puchon, élue par ailleurs à la commune de Punaauia, a interpellé le ministre de tutelle pour qu’il rende officiellement des comptes à la représentation territoriale. En vain. Apparemment, les collaborateurs du ministre ont fort à faire sur d’autres dossiers…

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