2 juillet 2020

Une journée (22 juin) pour promouvoir le don d’organes

La Journée nationale de réflexion sur le don d’organes, la greffe et de reconnaissance aux donneurs est programmée le lundi 22 juin. Le point sur cet événement.

FAA’ORA FAAHOU , redonner vie. Tel est l’effet produit par la transplantation rénale. C’est le témoignage que nous font les patients greffés qui reprennent leurs activités, leur sport, leur faa’apu…

Ils vont mieux et ça se voit, leur peau reprend sa couleur naturelle, ils retrouvent le droit de varier leur alimentation. Ils ont toujours un suivi médical et des médicaments à prendre à vie mais ils retrouvent La vie. Une nouvelle vie rendue possible grâce à un donneur anonyme souvent, qu’ils remercient dans leurs prières, dans leur coeur. Pour certains, un lien invisible tissé dans leur mémoire.

Le don d’organes est un lien qui nous unit tous.

La situation particulière et exceptionnelle que nous venons de vivre, chacun à notre échelle, a montré que nous sommes capables d’être solidaire, d’être unis, de nous soutenir. La vie, la santé sont nos plus belles richesses.

116 greffes rénales ont été réalisées sur le fenua depuis octobre 2013. 102 patients ont bénéficié d’une greffe rénale réalisée en métropole en vingt ans avant 2013. Pouvoir transplanter localement est une vraie chance pour les patients polynésiens.

Il faut rappeler que 450 malades reçoivent des séances de dialyses plusieurs fois par semaine pour suppléer leurs reins qui ne fonctionnent plus. (29481 séances au Chpf en 2018 contre 16219 en 2010). 483 patients sont suivis pour une insuffisance rénale de stade 4-5 (c’est-à-dire que moins de 30% de leurs reins fonctionnent). Ils sont 128 inscrits sur la liste d’attente à ce jour. 193 patients transplantés sont suivis en consultation de néphrologie au CHPF. Sources: PMSI CHPF.

La greffe est le meilleur traitement possible, elle augmente l’espérance de vie, elle augmente la qualité de vie, elle a un coût moindre en terme de dépenses de santé, donc un coût moindre pour la société. Depuis le début de l’activité fin 2013, 116 malades ont pu bénéficier d’une greffe rénale localement dont 89 à partir de donneurs décédés et 27 à partir d’un donneur vivant

Le don de reins au fenua

Un sondage réalisé en juin 2019 montre que 60% des Polynésiens se disent prêts à donner leurs reins à leur mort. Ils étaient 42% sur un sondage réalisé lors de la journée du 22 juin au CHPF en 2017. Une évolution qui se retrouve effectivement dans la baisse du taux d’opposition au don
d’organes, enregistrée lors de la recherche du témoignage de volonté des patients décédés, qui a été de 30% en 2019. C’est le taux le plus bas sur le fenua depuis 2014. Source: rapport ADEQUATION 2019.

Nos donneurs sont jeunes, la moyenne d’âge est de 49.7 ans, contre 58.3 ans en métropole. Les donneurs sont décédés en majorité d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) graves et de traumatismes crâniens. Le prélèvement des organes ne peut se faire sur le fenua que sur des donneurs en mort cérébrale, qui est une situation rare puisqu’elle représente seulement 10% des décès en réanimation. Seuls les reins peuvent être donnés car c’est la seule transplantation réalisée sur le territoire.

Parler du don d’organes (des reins seulement en Polynésie) n’est pas quelque chose d’innée, de naturel. Bien souvent le sujet s’impose lors d’un évènement malheureux, le décès de quelqu’un de cher à notre cœur. Le 22 juin, un stand d’informations se tiendra dans le hall du CHPF de 8h à 15h. Venez rencontrer les personnels des coordinations de prélèvement et de greffes. Vous pouvez aussi trouver de nombreuses réponses à vos questions sur le site www.redonnervie.org, les poser si nécessaire ou commander votre carte de donneur en ligne. Elle ne permettra pas aux
médecins de prélever vos reins, car elle n’a pas de valeur légale mais elle permet de dire votre volonté à vos proches et d’inscrire leurs noms sur votre carte. Ils témoigneront de votre volonté de donner auprès du corps médical. Cette volonté est de plus en plus présente sur le territoire puisqu’en 2019, le taux de refus au don a été le plus faible depuis le début de l’activité.

 

 

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