Ce qu’il faut retenir de la balance des paiements en 2024…
L’Institut d’Emission d’Outre-Mer (IEOM) publie le rapport annuel de la balance des paiements 2024 de la Polynésie française.
La balance des paiements retrace l’ensemble des échanges économiques et financiers entre la Polynésie française et le reste du monde. Elle retranscrit le besoin de financement structurel de l’économie polynésienne, découlant principalement du déséquilibre des échanges commerciaux, lié à l’importance des importations de biens. Ce déséquilibre est en grande partie compensé par les transferts publics de l’État français et par les recettes issues des services touristiques, première source de revenus du pays.
Dégradation du solde des échanges courants en 2024
Le déficit structurel des échanges de biens (-222 milliards Fcfp) s’accentue, suite au repli des recettes d’exportations, qui avaient atteint un niveau historique en 2023.
L’excédent de la balance des services (+79 milliards Fcfp) diminue lui aussi de 2 milliards Fcfp, sous l’effet de la hausse des dépenses de fret maritime et de la légère dégradation du solde touristique.
Quant au solde des revenus (+142 milliards Fcfp), il est structurellement excédentaire grâce aux versements de l’État français, qui progresse de 3 milliards Fcfp.
Investissements : des sorties nettes pour l’économie polynésienne
En 2024, le compte financier enregistre des sorties nettes de 8,7 milliards Fcfp, traduisant une hausse des actifs financiers de la place polynésienne vis-à-vis de l’extérieur (via des placements, des investissements immobiliers ou autres, des prêts…).
Sorties nettes en investissements directs (6 milliards Fcfp), portées par des remontées de trésorerie intragroupe et des achats immobiliers à l’étranger en léger recul,
Baisse des achats nets de titres étrangers (-1 milliard Fcfp),
Recul des engagements extérieurs nets, donc des sommes dues auprès d’agents extérieurs, notamment pour les administrations publiques (dettes, garanties…).
![]()