100 produits sains à prix coûtant
C’est le voeu affiché par trente-sept associations en métropole qui pointent du doigt la difficulté accrue des Français de l’hexagone comme en outre-mer à se nourrir sainement. Une initiative intéressante…
Non seulement « un Français sur trois ne mange pas à sa faim », mais les plus modestes n’ont pas non plus les moyens d’accéder à une alimentation saine. Face à constat, trente-sept associations ont adressé, ce mercredi 1er avril, une lettre ouverte au Premier ministre Sébastien Lecornu pour réclamer « une loi d’urgence » garantissant l’accès à cent produits sains à prix coûtant.
Sous l’effet de l’inflation mais aussi d’une tendance de « distributeurs à renchérir les produits essentiels à la santé », « l’assiette devient la variable d’ajustement du budget des ménages » et se nourrir sainement « devient un luxe pour beaucoup », alertent ces associations, emmenées par Familles Rurales, Foodwatch, le Secours Catholique Caritas France et France Assos Santé.
« Monsieur le Premier ministre, quand se nourrir sainement devient un privilège, la République recule », écrivent-elles, en affirmant n’avoir jusqu’ici « aucune réponse concrète et satisfaisante » de plusieurs ministères sur le sujet.
Des prix attractifs aussi en Outre-mer
Les signataires de ce courrier rappellent également les chiffres clés des dernières études sur l’alimentation des Français pour étayer leur propos : « 35 % des Français déclarent devoir sauter au moins un repas par jour faute de moyens financiers suffisants » et « 11 millions de Français vivent en situation de précarité alimentaire », soulignent-ils.
En Outre-mer, le dispositif « bouclier qualité-prix », qui consiste à garantir des prix modérés sur des produits de consommation courante, a été reconduit cette année. La mesure est cependant jugée insuffisante par beaucoup de consommateurs, qui affirment que l’écart des prix avec l’Hexagone est encore trop important. En Guyane, un paquet de riz d’un kilo peut ainsi coûter de 30 à 50 % de plus que dans l’Hexagone, pointe, par exemple, Guyane la Première.
La grande distribution a reconnu sa responsabilité
Cette mesure peut être mise en œuvre sans difficulté par les distributeurs, affirment les associations : elle ne concernerait qu’« une part très minime des milliers de références commercialisées ».
Par ailleurs, les associations rappellent que la grande distribution a reconnu sa responsabilité dans l’accès à une alimentation de qualité et accessible en appelant il y a quelques mois l’État à fixer un cap et un cadre clair. « À ce jour, seul Dominique Schelcher (PDG de Coopérative U ndlr) s’est engagé à retravailler la liste de produits à prix coûtant de U pour l’aligner davantage sur les recommandations de santé », rappelle à cet égard UFC Que Choisir.
Une pétition, signée par près de 40 000 personnes, a aussi été lancée pour exiger cent aliments bons pour la santé à prix coûtant dans les supermarchés.
source: Yahoo actualités
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