La CGT plaide pour faire du 8 mars un nouveau jour férié
Doit-on créer un nouveau jour férié ?
C’est la proposition formulée ce vendredi par Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, qui aimerait que le 8 mars devienne « férié, chômé et rémunéré », à la manière du 1er mai. La date n’a pas été choisie au hasard : il s’agit de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée depuis 1911.
Son initiatrice, la militante socialiste Clara Zetkin, entendait à l’époque profiter de cette journée pour pousser des demandes telles que le droit de vote des femmes. Depuis lors, des rassemblements ont lieu chaque année à cette date, élargissant petit à petit le spectre des revendications, dénonçant par exemple les écarts de salaire entre hommes et femmes ou la persistance des violences sexistes et sexuelles.
LFI aussi veut de nouveaux jours fériés
Une proposition de loi, défendue par Renaissance, la droite et l’extrême droite, proposait d’autoriser les commerçants alimentaires, mais aussi les fleuristes et les établissements culturels à faire travailler leurs salariés le 1er mai. Mais la mobilisation des syndicats et de la gauche, qui se disait prête à déposer une motion de censure à l’Assemblée nationale, a eu raison du texte, qui a fini par être retiré par le gouvernement. Côté CGT, Sophie Binet veut que le 1er mai reste un jour sanctuaire : « Encore une fois, après, c’est la boîte de Pandore. Si on laisse les fleuristes, pourquoi est-ce qu’on refuse les jardineries ? Pourquoi est-ce qu’on refuse les boucheries, charcuterie, les magasins de bricolage, etc. »
L’idée de créer un nouveau jour férié n’est pas si exceptionnelle. Début avril, ce sont les députés de La France insoumise qui proposaient d’en instaurer de nouveaux. Ils avaient déposé des amendements à l’Assemblée nationale, demandant que le 16 janvier (jour anniversaire de la cinquième semaine de congés payés), le 4 février (date de l’abolition de l’esclavage), le 18 mars (en l’honneur de la Commune de Paris), le 4 août (jour de l’abolition des privilèges) ou le 22 septembre (date de la proclamation de la Première République) soient considérés comme des jours fériés. Ils ont, sans surprise, été rejetés.
source: Yahoo actualités
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