20 septembre 2020

Brexit: vers un report « d’au moins trois mois » demandé par Theresa May

La Première ministre britannique Theresa May va formellement demander par écrit, mardi ou mercredi, un report d’au moins trois mois du Brexit au président du Conseil européen Donald Tusk, a déclaré son porte-parole.

A dix jours de la date prévue à l’origine pour le Brexit et à deux jours d’un sommet européen, les principaux ministres du cabinet britannique se sont réunis dans la matinée pour débattre des conséquences de la décision du président de la Chambre des communes, John Bercow, de refuser de soumettre aux voix des élus un Accord de retrait similaire à ceux qui ont déjà été rejetés par deux fois au Parlement.

A l’issue de la réunion, la journaliste politique de la BBC Laura Kuenssberg, citant des sources au sein du gouvernement, a écrit sur Twitter que Theresa May allait demander dès ce mardi un report du Brexit jusqu’à la fin juin, avec une option de prolongation pendant une durée maximum de deux ans.

« Une source indique qu’il n’y avait pas d’accord dans la pièce, une autre source était furieuse que la Première ministre ait semblé à nouveau s’abstenir de prendre une décision concrète sur l’option qu’elle privilégie », a encore précisé la journaliste.

Theresa May avait espéré faire ratifier son accord avant le Conseil européen de jeudi et vendredi à Bruxelles, et lors duquel la question d’un report sera discutée par les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept, mais la décision de John Bercow a bouleversé ses plans.

Les partenaires européens du Royaume-Uni examinent deux options principales: un délai de deux à trois mois si Theresa May les persuade qu’elle peut trouver un accord à la Chambre des communes, ou une prolongation bien plus longue si elle accepte de se remettre au travail pour tenter de sortir de l’impasse.

La perspective d’un troisième vote sur l’Accord de retrait conclu avec les Européens semble très improbable cette semaine après la décision du président de la Chambre des communes d’exiger un texte suffisamment remanié.

Les options envisageables restent une prolongation longue de l’Article 50 du Traité européen, une approbation de l’accord défendu par Theresa May, une sortie sans accord ou un nouveau référendum britannique sur cette question.

Le président des Communes a fortement contrarié les projets de Theresa May en annonçant qu’il n’autoriserait pas un vote sur un texte identique à celui rejeté le 12 mars.

Le Parlement de Westminster a refusé à deux reprises de ratifier l’Accord de retrait conclu par les négociateurs britanniques et européens en novembre.

Toute éventuelle extension de l’article 50 suppose que le Royaume-Uni la justifie sérieusement, a déclaré mardi une source à la présidence française.

S’il n’y a ni vote de l’accord de retrait au Parlement britannique ni proposition alternative crédible, « on s’orientera mécaniquement sur le chemin du ‘no deal' », a ajouté cette source, qui a refusé de confirmer que les chefs d’Etat et de gouvernement pourraient décider de renvoyer à la semaine suivante une décision sur une possible extension, sans toutefois écarter cette hypothèse.

Source: Yahoo actualités

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