La « dream-team » gouvernementale part « à vau-l’eau »

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En l’espace de trois ans seulement, le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, s’apprête à acter le cinquième départ de sa « dream-team » en la personne du ministre de la Santé. Une charrette pour deux, cette fois-ci, puisque son collègue en charge de la Jeunesse et des Sports, fraîchement nommé, devrait lui aussi quitter le navire. De gré ou de force ?

Cela commence à faire beaucoup! Sur ce point, tous les observateurs s’accordent à reconnaître que le gouvernement Brotherson ne brille pas par son longévité. Pour autant, est-ce une preuve d’efficacité que de changer de ministres aussi rapidement ?…rien n’est moins sûr.

Officiellement, ces départs auraient une origine « familiale et personnelle ». Un peu comme pour Nahema Temarii qui souhaitait déjà se reconvertir…A la différence de Tevaiti Pomare, en revanche, qui cherche toujours à se recaser, après avoir lamentablement échoué à conquérir la mairie de Pirae.

Mais la réalité est toute autre. Il faut dire que le chef de l’exécutif local avait prévenu, au lendemain de sa prise de fonctions: il n’hésitera pas à remanier son équipe autant que de besoin. Dont acte.

Pour Cédric Mercadal, l’affaire était écrite: la réforme du RNS lui aura été fatale. Un comble pour l’ancien juriste de la Caisse de prévoyance sociale. Quand bien même son éviction sera sans effet sur le degré d’impopularité qui grandit de jour en jour.

Pour Kainuku Temauri, en revanche, la sanction paraît plus sévère. Certes, c’est lui qui a assumé le rétropédalage gouvernemental s’agissant des bassins éphémères pour les prochains Jeux du Pacifique (2027) mais sur ce dossier – dont il a hérité – il n’y a avait plus grand chose à faire, sinon constater les dégâts laissés par son illustre prédécesseur.

Au final, ce drôle de jeu de chaises musicales entame sérieusement – et inéluctablement ? – le crédit dont bénéficiait Brotherson et les siens au lendemain de la victoire de mai 2023.

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