La Francophonie, « espace de partage et d’ouverture » pour la Polynésie

La réunion des instances parlementaires de la Francophonie, qui réunie une partie des parlements du monde francophone, s’est ouverte mardi matin à l’assemblée de la Polynésie française.

La rencontre qui devait se tenir en Polynésie française en 2021 avait été reportée en raison de la crise sanitaire. Les conditions étant à présent plus favorables pour l’accueillir, elle a finalement pu être programmée, tant et si bien que des représentants des assemblées de la Wallonie, du Cameroun, du Canada, de la France, de Madagascar, de Nouvelle-Calédonie, du Québec et de la Suisse ont pu faire le déplacement.

Dans son allocution, le président Edouard Fritch a souligné qu’il voit et vit « la Francophonie comme un espace de partage, et d’ouverture avec des visions croisées du monde. »

Après avoir rappelé l’importance pour la Polynésie française de la culture et des langues, du travail qui est effectué dans le cadre du bilinguisme à l’école, le président a confirmé sa volonté de voir la Polynésie française adhérer plus activement à l’espace francophone et à ses institutions représentatives : « C’est ainsi que nous préparons activement notre dossier de candidature au statut de membre associé de l’OIF. Nous attendons les conclusions du 18ème sommet de la Francophonie sur les nouveaux critères d’adhésion pour affiner notre dossier pour une présentation lors du 19ème sommet en 2024. Soyez assurés de ma détermination à faire aboutir ce dossier et à concrétiser notre appartenance à la grande famille de la Francophonie dans le respect de la diversité linguistique et culturelle, de la solidarité, de la démocratie et des droits de l’homme. »

Le président Edouard Fritch a également souligné que la Polynésie française, par ses différents programmes de coopération, son implication culturelle, éducative et sportive, a démontré qu’elle contribue depuis de nombreuses années à la promotion de la langue française et des valeurs de la Francophonie dans la grande région Pacifique.

Depuis la 46ème Session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie tenue en janvier 2021, les assemblées parlementaires des trois collectivités françaises du Pacifique sont maintenant membres de l’Assemblée Parlementaire Francophone.

La situation n’est pas la même au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie, où la Nouvelle-Calédonie est la seule des trois collectivités françaises à avoir le statut de membre associé, depuis le sommet d’Erevan en 2019 aux côtés du Vanuatu.

La Polynésie française souhaite, elle aussi, obtenir le statut de membre associé, afin de renforcer le socle de la Francophonie en Océanie.

Un peu plus tard dans la matinée, la ministre de l’Education, de la Modernisation de l’Administration en charge du numérique, Christelle Lehartel, est intervenue à l’ouverture de la session de la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles (CECAC).

Après une présentation générale du système éducatif polynésien et de ses spécificités aux parlementaires de l’assemblée de la francophonie, elle a exposé les propos introductifs liés aux thématiques choisies par la CECAC : les réseaux sociaux, les violences à l’encontre des enfants en milieu scolaire, la persévérance, l’insertion professionnelle, l’impact de la crise sanitaire sur l’éducation et les jeunes, leur culture et leur langue.

La ministre a pu, entre autres, présenter des dispositifs innovants polynésiens tels que le cycle 3 à l’école, qui consiste à ouvrir des classes de 6ème dans les écoles des îles sans collège, la loi de Pays sur les classes bilingues à parité horaire adoptée en 2022, les espaces « Margaret’s place » dans les lycées à effectifs forts et la mise en place obligatoire des comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté dans les collèges et les lycées publics de Polynésie française.

Source: communiqués du gouvernement

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