4 décembre 2021

L’Autonomie interne célébrée à Paris

Entouré de nombreuses personnalités du territoire et de métropole, le président Edouard Fritch a célébré le 29 juin à la Délégation de la Polynésie française, à Paris.

« C’est une première dans notre histoire qu’un président de la Polynésie française soit à Paris en ce jour où, aux Marquises, aux Australes, aux Tuamotu, aux îles Sous-le-Vent, aux îles du Vent, nos populations se rassemblent pour entonner l’hymne et saluer le drapeau polynésien », a déclaré, avec émotion, le président du Pays lors de son intervention face à ses nombreux invités.

Il a expliqué la raison de cette présence inédite, en cette période, en métropole: « Avec nos parlementaires, trois ministres et une délégation nommée Reko Tika, nous irons les 1er et 2 juillet, à la rencontre du Président de la République dans le cadre de la Table ronde de haut niveau sur le nucléaire ».

« L’Autonomie, c’est être de son peuple »

Edouard Fritch a aussi souhaité dire toute sa fierté que les Polynésiens aient montré leur « sens collectif de la responsabilité lorsque nous nous sommes mobilisés pour lutte contre le coronavirus. Par cette expérience, nous montrons que les mots et les actes sont convergents. Cette expérience nous montre aussi que les mots solidarité, dévouement et discipline dont les Polynésiens ont su faire preuve sont encore des réalités dans notre pays. Merci à vous, mes chers compatriotes. L’autonomie c’est aussi affirmer et assumer une identité particulière. L’Autonomie, c’est être soi-même, c’est être de son peuple ».

Et le président de la Polynésie française de remercier la République d’avoir compris, il y a trente-sept ans, que « l’uniformisation jacobine aurait été un échec, voire une catastrophe, pour notre collectivité du Pacifique ».

Auparavant, après une prière en tahitien du pasteur Nelson Hioe, l’hymne territorial a  été entonné par l’assistance, suivi de la marseillaise, tandis que s’effectuait la levée des drapeaux. Une centaine de personnes avaient tenu à fêter l’autonomie. Parmi les personnalités, l’on pouvait apercevoir notamment François de Kerever, conseiller Outre-mer du président de la République, Emmanuel Macron, Virginie Kles, conseillère Outre-mer du Premier ministre, les ministres polynésiens, Maël Disa, délégué interministériel à l’égalité des chances, la sénatrice Lana Tetuanui, le sénateur Teva Rohfritsch, la députée Maina Sage, Sylvana Puhetini, première vice-présidente de la Polynésie française, Eugène Sommers président du CESEC, ainsi que les maires d’Arue, Hao et des Gambier.

Deux commandeurs dans l’Ordre de Tahiti Nui

Après son vibrant discours, Edouard Fritch a procédé à la remise de l’Ordre de Tahiti Nui à Jean Montpezat, Haut-commissaire en Polynésie française de 1987 à 1992, et Alain Christnacht, ancien président du Comité d’Indemnisation des Victimes des Essais Nucléaires (CIVEN). Tous deux ont été élevés au grade de commandeur.

Le préfet Montpezat a été Haut-commissaire de la République en Polynésie française de 1987 à 1992. Le Fenua venait de connaître une terrible crise marquée par les émeutes des dockers face aux forces de l’ordre. L’état d’urgence et le couvre-feu avaient été décrétés. Jean Montpezat avait été choisi pour ses grandes qualités de diplomatie et d’homme consensuel. Il en fit preuve tout au long de son séjour polynésien, ajoutant à ces qualités une fibre sociale qui le vit être « à l’origine de la construction de 1000 logements sociaux et la création du Service Militaire adapté (SMA) qui, depuis des décennies, forme et offre une seconde chance à nos jeunes sortis du système scolaire », s’est réjoui Edouard Fritch.

De son côté Alain Christnacht, ancien Haut-Commissaire de Nouvelle-Calédonie, a notamment été de 2017 à 2021, président du Comité d’Indemnisation des Victimes  des Essais Nucléaires (CIVEN). Le président de la Polynésie française a tenu à souligner que « dès votre nomination vous êtes spontanément venus à nous, à Tahiti même, en avril 2017, pour entendre, sans intermédiaire et autant que faire se peut, nos doléances à l’égard de la loi Morin ». « Vous avez fait cette démarche naturellement, et je témoigne que cette manière de faire est sensible au cœur des Polynésiens. Le risque négligeable, intolérable à nos yeux, venait d’être arraché au texte de loi », a indiqué le président du Pays, pour qui Alain Christnacht a toujours agi « avec bienveillance ».

Après un court spectacle de la troupe Aloha Tahiti Show de Teriitehau Taputu, le président de la Polynésie française est allé saluer la foule. Puis, Edouard Fritch a visité l’exposition itinérante « La belle histoire de Tahiti et ses îles » en compagnie de ses invités et de Frank Doucet, le producteur de cet événement dont la Délégation de la Polynésie française est partenaire.

source: Gouvernement

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