23 novembre 2020

Le défilé parisien du 1er Mai vire à la bataille rangée

Pluie de pavés, jets de grenades lacrymogènes, vitrines vandalisées… A Paris, le défilé parisien du 1er Mai a tourné à la bataille rangée entre manifestants et forces de l’ordre.

A 19 heures, 330 personnes avaient été interpellées et 210 placées en garde à vue, selon le ministère de l’Intérieur.

D’après un comptage indépendant effectué pour plusieurs médias, dont franceinfo, par le cabinet Occurrence, 40 000 manifestants ont défilé dans les rues de la capitale. Voici ce qu’il faut retenir de la manifestation parisienne.

Des affrontements et un commissariat visé

Des heurts ont vite éclaté entre les forces de l’ordre et des manifestants réunis en black bloc autour de la gare Montparnasse, dès 13 heures, avant même le début de la manifestation. « Le début de la manifestation a été très compliqué. Nous avons été confrontés à des violences sans précédent », raconte à franceinfo Mélanie Luce, présidente de l’Unef.

Malgré des débuts tendus, le cortège a rejoint la Place d’Italie où de nouveaux affrontement ont éclaté. Selon un journaliste de France Télévisions présent sur place, des black blocs ont lancé des projectiles sur le commissariat de police du 13ème arrondissement et ont tenté d’enfoncer les barrières anti-émeutes qui protégeaient le bâtiment. La police a répondu par des jets de grenades lacrymogènes.

Des manifestants ont, par ailleurs, mis le feu à des poubelles et à une voiture. Une agence d’assurance, une agence bancaire et plusieurs commerces ont été vandalisés, d’après des journalistes de l’AFP sur place. 

Des militants du black bloc présents mais moins de violence que prévu

Les autorités craignaient un 1er-Mai apocalyptique avec « 1500 black blocs » attendus selon Christophe Castaner. Finalement, ils semblaient être moins nombreux, même si aucun chiffre sur la présence de ces militants radicaux n’a été communiqué par les autorités.

« Nous n’avons pas eu de constitution de black blocs au sens strict du terme, s’est félicité auprès de franceinfo David Le Bars, le secrétaire général du SCPN, syndicat des commissaires de la police nationale. Avec plus de confiance et de réactivité, le fait d’aller plus rapidement sur ces groupuscules, on les a dérangés. »

Ces affrontements ont tout de même fait vingt-quatre blessés parmi les manifestants. Au moins une personne a été « touchée à la mâchoire par un tir de LBD », ont affirmé des « street medics ». Du côté des policiers, quatorze membres des forces de l’ordre ont été blessés légèrement. Un CRS, blessé à la tête a été « pris en charge en milieu hospitalier » et est « en urgence relative », a indiqué la préfecture de police de Paris.

Un dispositif policier très important

Mardi, lors d’une conférence de presse, Christophe Castaner avait annoncé le déploiement de 7 400 policiers et gendarmes pour le défilé parisien, parmi lesquels des binômes de policiers sur 190 motos. D’après le préfet de police de Paris, Didier Lallement, des drones ont même été utilisés pour filmer et suivre les manifestants violents.

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Source: Yahoo actualités

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