Point de vue sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie

Les événements dramatiques qui se déroulent actuellement au coeur de l’Europe, à 2 000 km de Paris, sont d’une importance capitale avec des conséquences insoupçonnables, y compris pour notre petite collectivité d’outre-mer du Pacifique.

Vladimir Poutine, tout comme Adolph Hitler, à une époque pas si lointaine, ont ceci en commun qu’ils sont des nostalgiques ! Nostalgiques d’une grandeur passée, soucieux d’étendre leurs influences au-delà de leurs frontières géographiques. Et comme par hasard, au moment même où, la Russie, tout comme l’ex-Reich avant elle, traverse de sérieuses difficultés économiques et sociales qu’il convient de vite faire oublier. Toutes autres motivations servant à justifier l’invasion d’un pays souverain ne sont que pure mauvaise foi dont se délecte le maître du Kremlin.

Mais après tout, pourquoi Vladimir Poutine se priverait-il de faire son « casse militaire » puisqu’il a l’assurance qu’en face, personne ne bougera le petit doigt ? Les Américains ont déjà prévenu qu’ils n’enverraient aucun soldat, l’Europe et la France n’ont pas dit mieux. Et pour cause, l’Ukraine n’est pas membre de l’Otan, cette organisation quasi-fantôme dont on disait récemment qu’elle était en état de mort cérébrale. En voilà encore la preuve car hormis l’indignation générale de la communauté internationale, les Russes sont, quasiment, en terrain conquis. Quant aux sanctions économiques et financières, les agresseurs ont déjà fait savoir qu’ils n’en avaient rien à f…d’autant plus qu’elles sont à double tranchant. Couper l’arrivée du gaz, d’accord…mais à quel prix ! Idem pour l’achat du blé nécessaire à la confection de notre petite baguette, de nos pâtes et autres céréales de nos enfants.

Toujours est-il que la passivité de la communauté internationale ne présage rien de bon ! Elle ne nous met certainement pas à l’abri d’une escalade des tensions sur le terrain. Bien au contraire. Car si d’aventure le gouvernement ukrainien était renversé, voir son président arrêté ou tué, les Occidentaux continueront-ils de tourner la tête ailleurs ? Saisiront-ils le tribunal pénal international pour faire comparaître Poutine accusé de génocide ? Non, avec un tel individu à sang froid, extrêmement bien formé dans les rangs du KGB, il n’y a qu’une réponse qui vaille: la force. Souvenons-nous de la Crise des missiles de Cuba en 1962, date à laquelle Kennedy et Kroutchev ont failli commettre l’irréparable mais au final, c’est bien les Soviétiques qui ont fait machine arrière. Aussi, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a bien fait d’indiquer à l’agresseur en chef que l’Otan disposait, aussi, d’un arsenal nucléaire.

En attendant, il y en a un qui se lèche les babines, c’est le président chinois Xi Jinping. Les humeurs guerrières de Poutine pourraient bien lui donner des idées pour remettre la main sur Taiwan partant du même principe qu’il s’agit là ni plus ni moins que d’une province qui s’est un peu trop écartée ces temps-ci du modèle socialiste. Et l’heure de la reconquête s’approche à grands pas…on parle de 2024. C’est à dire, demain. Mais cette fois-ci, nous ne sommes plus en Europe mais dans le bassin Pacifique, notre espace commun, où des pays voisins comme le Japon, l’Australie ou encore l’Indonésie seront certainement moins compréhensifs vis-à-vis d’une agression chinoise.

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