8 décembre 2021

Procédure de destitution: Trump s’en sort bien

Donald Trump a été acquitté samedi par le Sénat américain au terme de son second procès en destitution, après cinq jours d'audience devant la chambre haute du Congrès. /Photo prise le 20 janvier 2020/REUTERS/Carlos Barria

Donald Trump a été acquitté samedi par le Sénat américain au terme de son second procès en destitution, après cinq jours d’audience devant la chambre haute du Congrès.

L’ancien président avait été mis en accusation le 13 janvier par la Chambre des représentants alors qu’il était encore à la Maison blanche, pour incitation à l’insurrection lors de l’assaut du Capitole par ses partisans le 6 janvier.

Cinquante-sept sénateurs, dont sept républicains, ont voté en faveur de sa destitution, dix voix en deçà de la majorité requise des deux tiers, soit 67 voix sur 100.

Réagissant à l’énoncé du verdict, l’ancien président a estimé que ce procès avait marqué « une nouvelle étape de la vaste chasse aux sorcières » en cours dans l’histoire du pays.

Donald Trump, premier président des Etats-Unis à être visé par deux procédures d' »impeachment », avait déjà été acquitté au terme d’un premier procès il y a un an, qui portait sur les pressions présumées exercées sur l’Ukraine afin que Kiev ouvre une enquête sur Joe Biden et son fils, Hunter Biden.

A l’époque, et alors que le Sénat était contrôlé par les républicains, un seul élu du Grand Old Party, Mitt Romney, avait voté en faveur de la culpabilité du président.

Cette fois, outre Mitt Romney, Richard Burr, Bill Cassidy, Susan Collins, Ben Sasse, Pat Toomey et Lisa Murkowski ont joint leurs voix à celles des démocrates.

Mitch McConnell, chef du groupe républicain au Sénat, qui a voté « non coupable », a cependant déclaré après le verdict que le président Trump était à ses yeux moralement et en pratique responsable des événements du 6 janvier.

« Les gens qui ont attaqué ce bâtiment étaient persuadés d’agir selon les souhaits et instructions de leur président », a ajouté McConnell.

L’ex-président américain était accusé d’avoir incité lors d’un discours ses partisans réunis à Washington le 6 janvier à marcher sur le Capitole et à s’en prendre aux parlementaires pour empêcher la certification par le Congrès de l’élection de Joe Biden.

source: Yahoo actualités

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