Règlementation pour les comptables: le gouvernement va devoir corriger le tir

0

Dans une question orale d’actualité posée ce mardi matin à Tarahoi, l’élu non-inscrit, Nuihau Laurey, a évoqué la situation dans laquelle se trouvent nombre de comptables en Polynésie française à la suite d’une réforme portée par l’ex-majorité Tavini huiraatira au travers une proposition de loi du pays introduite par l’une de ses représentants, Pauline Niva.

Et Nuihau Laurey de déclarer: « L’année dernière, notre Assemblée a adopté une réforme encadrant la profession comptable en Polynésie française, texte porté notamment par notre collègue Pauline Niva. Dès son examen, notre groupe (ndlr: nons-inscrits) avait exprimé de fortes réserves et avait voté contre ce dispositif, estimant qu’il introduisait des contraintes excessives, déconnectées des réalités économiques locales.

Aujourd’hui, les conséquences que nous redoutions sont en train de se matérialiser. Plus d’une cinquantaine de cabinets comptables, majoritairement tenus par des Polynésiens, se trouvent dans l’incapacité de satisfaire aux nouvelles exigences imposées par la loi, notamment en matière de diplômes et de conditions d’exercice. Si aucune adaptation n’est décidée rapidement, ces structures seront contraintes de cesser leur activité, avec à la clé plusieurs dizaines d’emplois menacés.

Cette situation soulève une double inquiétude. D’une part, celle d’un texte qui, faute de mesures transitoires adaptées, fragilise brutalement un tissu économique local structuré de longue date. D’autre part, celle d’un risque de concentration du marché au profit d’un nombre restreint d’acteurs, dans un contexte où la profession elle-même fait état de fortes tensions et d’interrogations sur les conditions d’élaboration de cette réforme.

Monsieur le Ministre, vous aviez vous-même, semble-t-il, exprimé initialement des réserves sur ce texte avant que le gouvernement n’en soutienne finalement l’adoption. Dans ce contexte, ma question est simple : envisagez vous la mise en place de mesures correctives, notamment transitoires, afin d’éviter la disparition de cabinets locaux et la perte d’emplois ? »

En réponse, le ministre de l’Economie et des Finances, Warren Dexter, a annoncé que des « mesures correctives » au texte allaient être prises prochainement par le biais d’une nouvelle proposition de loi concoctée par la même Pauline Niva. Autrement dit, « la situation actuelle n’est pas figée », a affirmé le MEF comme on devrait le voir sous peu avec une nouvelle rédaction de la LP 26 qui pose particulièrement problèmes aux professionnels pour s’inscrire dans le cadre de la nouvelle règlementation.

Photo: DR

Loading

Laisser un commentaire