Tahiti 2027: ou comment se noyer dans un bassin éphémère…
L’annonce par le ministre des Sports Kainuu Temauri, jeudi soir sur TNTV, d’un retrait des deux bassins éphémères prévus dans le cadre des prochains Jeux du Pacifique Tahiti 2027, pose quand même un certain nombre de questions sur la manière dont cette affaire a été menée…
Il est décidément très loin le temps où le président du COPF, Louis Provost, pouvait fièrement lever la coupe après la désignation officielle de la Polynésie française comme organisateur des Jeux du Pacifique, Tahiti 2027.
Car au-delà de ce choix et de la confiance accordée à notre collectivité française, il reste aujourd’hui à tenir tous nos engagements pour que la fête soit à la hauteur des attentes. Or, entre la rénovation (en cours) d’un grand nombre d’installations sportives et le coup fatale porté aujourd’hui à l’épreuve de natation, chacun devra assumer ses responsabilités.
Le benjamin du gouvernement Brotherson a beau tenté d’expliquer pourquoi les bassins éphémères ne seront finalement pas « commandés » car si l’on en croit l’intéressé –« en termes de rétroplanning, on arrive sur quelque chose qui nous fait livrer l’infrastructure la veille des Jeux, s’il ne pleut pas, si le BTP est super répondant, si on n’a pas de soucis d’approvisionnement » – la première question qui nous vient à l’esprit, c’est: pourquoi avoir attendu si longtemps pour passer à l’acte d’achat ?
Cela fait au moins deux années que le ministère promeut cette solution comme étant la plus économique (2,6 milliards de Fcfp quand même) et la plus viable pour la tenue des épreuves le jour J. Et malgré les nombreuses tergiversations de la prédécesseuse de Kainuu Temauri, moyennant de nombreuses études dont il faudra mesurer le coût final, les organisateurs ont certainement trop attendu. Attendre quoi ? Les financements de l’Etat qui, selon le gouvernement, s’était engagé a en assumer une partie ? La ficelle est un peu grosse…Les caisses du Pays sont suffisamment pleines pour avancer les sommes dites comme c’est souvent le cas lors d’opération d’investissement bipartite.
Retour donc à la case départ, celle de la piscine de Tipaerui qui, en l’état actuel de ses dimensions, ne permet pas d’homologuer les recors susceptibles d’être battus sur le plan d’eau.
Photo d’archives
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