28 juillet 2021

De l’autonomie énergétique à l’autonomie agricole du pays

Le président Edouard Fritch s’est rendu mardi matin sur le chantier de l’assemblage de la tuyauterie du SWAC de l’hôpital Taaone, dans la baie de Phaëton avant d’être accueilli sur l’exploitation Verdeen du groupe Wane à Taravao.

Les caractéristiques du futur SWAC et les aspects techniques liés à sa mise en service ont été présentés au gouvernement par le chef du service des énergies, le maître d’œuvre et le responsable de GEOCEAN en charge de la fabrication et la pose des canalisations.

L’assemblage et stockage en flottaison de ces canalisations sur le site de Papeari a débuté en janvier dernier. Le remorquage par la mer des tuyaux vers le site de Taaone ainsi que les travaux d’immersion s’effectueront à partir du mois de mai, pour une mise en service de l’ouvrage prévue en septembre 2021.

Même si un SWAC a déjà été posé à Bora Bora et à Tetiaroa pour alimenter des hôtels, l’ouvrage de l’hôpital, de par son importance, sera unique au monde.

Le montant global du projet s’élève à 3,6 milliards Fcfp et permettra à l’hôpital de faire une économie annuelle de 350 millions Fcfp en frais d’électricité, générant par ailleurs une diminution des émissions de CO2 d’environ 5 000 tonnes par an, soit l’équivalent des émissions générées par 4 000 foyers.

Le président et ses ministres -le vice-président Tearii Te Moana Alpha, le ministre en charge de l’énergie, Yvonnick Raffin, et celui en charge des grands travaux, René Temeharo – ont ensuite pris la route de l’exploitation Verdeen du groupe Wane sur le plateau de Taravao pour visiter les installations de production maraîchère grâce à l’aquaponie. Ce sont ainsi plus de 6000 m2 de serres qui sont alimentées pour la production de salades et de tomates sans aucun apport chimique.

A terme, l’exploitation envisage d’autres types de productions en substitution des importations, ce qui entre dans la démarche voulue par le gouvernement de tendre vers l’autonomie alimentaire.

Le président s’est montré fort intéressé par cette technique maraîchère qui, à moindre échelle, peut être transposée dans les atolls des Tuamotu car elle est relativement peu gourmande en en eau.

source: Gouvernement

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