25 octobre 2020

Municipales en Polynésie: pas d’objections du Conseil scientifique

Dans son avis relatif aux « modalités sanitaires du processus électoral à la sortie du confinement », rendu le 18 mai, le Conseil scientifique Covid-19 ne voit pas d’objections à ce que le second tour des élections municipales en Polynésie française se déroule bien au cours du mois de juin.

Au cours du mois de mai, le Gouvernement (Ndlr: de la République) a complété la saisine légale du Conseil scientifique en lui demandant « de proposer une analyse particulière de la situation de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française, collectivités pour lesquelles la loi dispose que le second tour peut être organisé à une date différente de celle retenue pour le reste du territoire national. Le 4 mai dernier, le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie a transmis au président du gouvernement pour avis, une demande de l’association française des maires de Nouvelle-Calédonie visant à déclencher ce processus. De son côté, le syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPCPF) et le Président de Polynésie Française ont exprimé le même souhait auprès du représentant de l’Etat. Ces deux territoires n’ont pas atteint, à ce jour, le stade 3 de l’épidémie (circulation locale) et ont engagé depuis plusieurs semaines des opérations de déconfinement interne tout en maintenant un strict contrôle des entrées sur leur territoire ».

En conséquence, poursuit le Conseil scientifique: « La situation épidémiologique prévisible en Nouvelle Calédonie d’une part, et en Polynésie Française d’autre part au mois de juin est de nature à permettre la tenue d’un second tour des élections municipales dans le respect des conditions sanitaires énoncées plus haut. La situation épidémiologique en septembre ou octobre, voire au de-là, est en revanche impossible à anticiper ».

L’analyse du Conseil scientifique apparaît beaucoup plus nuancée s’agissant du scrutin dans le reste de l’ensemble français, estimant manquer de recul. C’est pourquoi quelle que soit l’option décidée par les Autorités publiques, il appelle à tenir compte de la situation épidémiologique dans les quinze jours précédant la date décidée du scrutin, ainsi qu’à une surveillance soutenue quinze jours après le scrutin.

 

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