26 novembre 2020

Pas d’aggravation de notre situation sanitaire… sauf aux Iles Sous-le Vent

Tel est en résumé le constat dressé ce jour par le haut-commissaire, Dominique Sorain, et le président du Pays, Edouard Fritch, sur la situation épidémique du fenua.

Selon un dernier point communiqué ce jour par les autorités sanitaires, nous comptons 98 personnes hospitalisées dont 26 en réanimation, 221 nouveaux cas et un décès supplémentaires au cours des dernières vingt-quatre heures.

Mais alors qu’il aurait souhaité que « tous les indicateurs soient à la baisse d’une manière plus franche », le chef de l’exécutif local se doit quand même de reconnaître qu’au bout de quinze jours « il n’y a pas eu d’aggravation sanitaire ».

Pour autant, « nous ne somme pas sortis de la crise » a nuancé le représentant de l’Etat. Et son voisin du Pays de faire part de l’existence – ou plutôt de la persistance – de nombreux rassemblement festifs, souvent alcoolisés, au bord des rivières ou de la plage. Raison pour laquelle de nouvelles restrictions vont concerner les événements ou lieux rassemblant du monde tels que les compétitions sportives, les vide-greniers et autres marchés aux puces, a t-il précisé.

Dans ce contexte, il a été décidé de reconduire les mesures en vigueur, y compris le couvre-feu, jusqu’au 14 décembre. En revanche, contrairement à ce que certains pouvaient craindre, toujours pas de limitation dans les heures d’ouverture pour la vente d’alcool.

Les représentant de l’Etat comme du Pays ont également exprimé leurs inquiétudes quant à la situation aux Iles Sous-le-Vent et ce, avoir pris l’attache des tavana des Raromatai. « Aussi, nous allons étendre » à cet archipel, « les mesures de restrictions appliquées à Tahiti, sans le couvre-feu », a indiqué Edouard Fritch. Et Dominique Sorain d’ajouter, chiffres à l’appui: « Parmi les 500 cas confirmés en dehors de Tahiti et Moorea depuis le reprise de l’épidémie, 200 d’entre eux (40%) ont été détectés au cours de la dernière semaine et la grande majorité provient des Iles Sous-le-vent ».

Le haut-commissaire a redit de son côté que « nous ne souhaitons pas fermer les établissements scolaires ». Et pour cause, le premier confinement, fin mars, a engendré des retards dans l’apprentissage des élèves ainsi qu’un décrochage scolaire encore nettement perceptible aujourd’hui.

Sur le front de la prévention, il faut savoir que désormais les soixante centres de soins disséminés sur l’ensemble de la Polynésie disposent de tests antigéniques. A Tahiti, huit nouveaux points de tests antigéniques ont été ouverts dans les dispensaires de Papeete, Faa’a, Taravao, Paea, Punaauia, Papara et le kiosque Info Santé de Paofai. Toutes les personnes symptomatiques sont invités à s’y présenter sans rendez-vous. Les résultats sont communiqués au bout de quinze minutes.

S’agissant enfin du respect par la population des mesures sanitaires, « le temps de la pédagogie est terminé », a déclaré le haut-commissaire. A ce jour, plus de 6300 contrôles ont été opérés pour près de 250 verbalisations. Et ils sont appelés à se renforcer dans les jours à venir.

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